L’enfant devient la variable d’ajustement de la crise immobilière
La crise immobilière actuelle transforme l’enfant en une variable d’ajustement dans de nombreux pays. La baisse du taux de natalité, exacerbée par les difficultés économiques, amène les familles à repenser leurs projets de vie.
Contexte factuel
Le phénomène de dénatalité s’observe à l’échelle mondiale, avec une diminution significative du nombre d’enfants par femme. Dans les pays en développement, la transition démographique — qui désigne le passage d’une forte natalité et mortalité à une faible natalité et mortalité — s’accélère de manière inattendue. Par exemple, au Brésil et en Iran, cette transition s’est réalisée en seulement 30 ans, alors qu’elle a pris plus d’un siècle dans des pays comme la France.
Données ou statistiques
Historiquement, il était supposé que le taux de fécondité se stabiliserait autour du seuil de renouvellement des générations, fixé à deux enfants par femme. Cependant, ce seuil semble illusoire. En Corée du Sud, le taux de fécondité a chuté à un niveau record de 0,7 enfant par femme. Ces chiffres illustrent une réalité démographique inédite, sans précédent dans l’histoire récente.
Conséquence directe
Cette dynamique pose des questions sur l’avenir des politiques familiales et de l’immobilier, alors que les jeunes couples hésitent à fonder une famille face à la précarité économique. L’enfant, dans ce contexte, devient un facteur d’ajustement face aux réalités du marché immobilier, où le coût de la vie et l’accès à un logement abordable sont en constante évolution.
Source : Maxime Sbaihi, économiste, directeur du Club Landoy, auteur de les Balançoires vides, le piège de la dénatalité (éditions de l’Observatoire, 2025).