« Le climat n’est pas un gros problème » : en pleine canicule, un sommet d’extrême droite loue le pétrole et fustige le féminisme

Le climat n’est pas un gros problème : un sommet d’extrême droite loue le pétrole et fustige le féminisme

26 juin 2026 à 14h30 – Mis à jour le 26 juin 2026 à 15h11

En pleine canicule, Alexandre Saradjian, élu municipal de Nice et coprésident des Jeunes UDR, a participé à la conférence annuelle d’Alliance for Responsible Citizenship (ARC) à Londres, qui s’est tenue du 23 au 25 juin. Ce sommet, lancé en 2023, se positionne contre le « wokisme » et les préoccupations climatiques.

Dès le premier jour, Saradjian a rencontré Paul Marshall, propriétaire de GB News, souvent critiqué pour propager des informations erronées sur le climat. Marshall détient des millions de dollars dans des entreprises pétrolières telles que Chevron, Exxon et Shell. Le lendemain, il a échangé avec Kevin Roberts, président de la Heritage Foundation, qui a dirigé le « Project 2025 », un plan qui critique le « fanatisme climatique » de l’administration Biden et appelle à mettre fin à la « guerre contre le pétrole et le gaz ».

Collaborateurs politiques et mécènes pétroliers

Saradjian n’était pas seul : plusieurs autres Français ont assisté à cette conférence, dont des collaborateurs politiques associés à l’extrême droite. Des médias d’investigation comme DeSmog et Unearthed ont révélé la présence de figures politiques proches du Rassemblement National (RN) et de l’UDR. Parmi eux, Sophie Arbareri, collaboratrice du député RN Julien Odoul, et Alix Bougnoux, assistante du député UDR Gérault Verny.

Alors que l’Europe subit une vague de chaleur extrême, les participants ont été exposés à des messages pro-pétrole, soutenus par des mécènes de l’ARC tels que Daniel Halyk, fondateur de Total Energy Services, et Bud Brigham, magnat du pétrole.

« Le climat est un problème, mais pas un gros problème »

La première session sur l’énergie a été animée par Bjorn Lomborg, figure controversée du climato-scepticisme. Lomborg a affirmé que les changements climatiques sont moins préoccupants que l’utilisation des énergies fossiles, qui selon lui, asnt la prospérité. Il a également évoqué une augmentation du nombre d’ours polaires, une affirmation souvent critiquée.

Les participants ont également entendu Steven Koonin, ancien conseiller de l’administration Obama, qui a minimisé l’importance des rapports du GIEC. Chris Wright, ancien secrétaire d’État à l’Énergie sous Trump, a déclaré que « le climat est un problème, mais pas un gros problème », arguant que le froid tue plus que la chaleur.

Les préoccupations des conférenciers semblaient davantage axées sur des sujets comme le féminisme, l’immigration et la natalité, avec des ateliers tels que « Comment élever des enfants pour qu’ils ne deviennent pas communistes ».

Ce sommet, à l’heure où la canicule fait rage, met en lumière une tendance inquiétante au sein de certains mouvements politiques, qui semblent minimiser les enjeux climatiques au profit de discours conservateurs.

Source : DeSmog, Greenpeace UK, GB News

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