Attractivité : les projets d'implantation industrielle résistent

par Michel Tendil, Localtis

Dans un contexte économique morose, les décideurs territoriaux affichent un optimisme notable. Selon le dernier Baromètre de l’attractivité des territoires, réalisé par le cabinet Ancoris et le groupe Scet à partir de 8.000 entretiens, 88% des décideurs se déclarent optimistes ou très optimistes quant au développement de leur territoire. Toutefois, cette dynamique est assombrie par deux freins majeurs : 73% des acteurs citent le manque de foncier et 54% évoquent des difficultés de recrutement. Malgré un environnement économique « complexifié » en 2023, le nombre de projets d’implantation a été maintenu à un niveau supérieur à celui de 2019, avec presque 1.700 projets identifiés, bien que l’on observe une légère baisse par rapport à 2022 (-1%). Le baromètre souligne que cette performance témoigne d’une résilience dans les stratégies d’investissement des entreprises, qui continuent de s’engager malgré divers défis, tels que la guerre en Ukraine et la hausse des coûts de l’énergie.

Les investissements sont principalement portés par des entreprises françaises, avec une diminution de la part des investissements étrangers directs, passant de 12% en 2020 à 8% en 2023.

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La part des projets industriels dans le total reste stable à 23%, malgré les défis tels que la hausse des coûts de l’énergie et les difficultés d’approvisionnement. Cette proportion est significativement supérieure à celle de 2019. Selon le baromètre, la hausse des projets industriels est en grande partie due aux programmes de soutien public, notamment France Relance et France 2030. Parmi les 392 projets recensés, 41% concernent des surfaces entre 5.000 et 25.000 m2, tandis que 31% dépassent les 25.000 m2.

En revanche, les projets liés à la logistique et au commerce subissent une chute marquée de 18%, due en partie à une acceptabilité plus faible. De plus, les stratégies de sobriété foncière commencent à se concrétiser dans le cadre du ZAN. Le secteur du bâtiment connaît également une baisse drastique de 36%, attribuée à la flambée des coûts de construction et à un manque de perspectives.

Malgré les enjeux liés au ZAN et la réorientation de certaines grandes métropoles vers un développement endogène, l’attractivité reste un enjeu crucial pour 94% des décideurs territoriaux. Le député des Yvelines, Charles Rodwell, rapporteur d’une mission sur l’attractivité économique de la France, défend l’idée d’un « bouclier réglementaire » pour les investisseurs, accompagné d’un « contrat d’implantation ».

Source : Localtis.

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