Le maire est en fonction 24 heures sur 24 : François Amat raconte les coulisses de son mandat
François Amat, ancien maire de Solliès-Toucas dans le Var entre 2014 et 2020, publie son ouvrage « Effet maire », dans lequel il partage les réalités de son mandat, marqué par une proximité constante avec les habitants, des responsabilités écrasantes et des événements tragiques.
L’ancien édile souligne que la confiance des Français envers leurs maires repose sur la proximité. « Dès qu’il y a un problème, on vient voir le maire », affirme-t-il, citant des préoccupations allant d’une poubelle mal placée à des plaintes concernant le bruit des cigales.
Amat décrit un mandat qui ne connaît pas de pause : « On est maire 24 heures sur 24. » Cette responsabilité, dit-il, ne peut être assumée par ceux qui n’aiment pas leur commune ou leurs concitoyens.
Un des moments les plus marquants de son mandat fut le drame survenu en juin 2015, lorsque Naomi, une fillette de trois ans, a été tuée par la chute d’une branche d’arbre. Cet événement tragique a profondément bouleversé la commune, entraînant des inscriptions accusatrices sur un arbre : « Mort au maire » et « Maire assassin ». Amat évoque son « sentiment d’injustice », rappelant que la douleur principale est celle de la famille endeuillée. La commune a par la suite été condamnée à indemniser la famille de l’enfant.
En préparant sa succession, François Amat a demandé à ses colistiers qui souhaitait prendre la tête de la liste pour les élections suivantes. « Personne n’a levé la main », un moment qu’il considère révélateur des difficultés actuelles liées à l’exercice du mandat de maire. Il plaide pour une réforme du statut des élus afin de permettre à davantage de personnes de s’engager dans la vie politique locale.
Malgré ces défis, Amat encourage les jeunes à envisager un mandat de maire, en étant conscients des responsabilités que cela implique. « Pour moi, c’est une mission », conclut-il.
Source : François Amat, « Effet maire ».