« Si rien ne se passe d’ici fin juin, on est mort » : à Rennes, le SOS de cette pépite de la santé pour sa survie

Si rien ne se passe d’ici fin juin, on est mort : VitaDx en danger

VitaDx, une start-up innovante fondée en 2015 entre Rennes et Paris, est menacée de disparition imminente. L’entreprise a développé Visiocyt Bladder, un test urinaire associé à une analyse d’image par intelligence artificielle pour le diagnostic et la surveillance du cancer de la vessie. Ce dispositif vise à réduire le recours à la cystoscopie, un examen invasif coûteux pour les patients et pour la collectivité, selon Fabrice Beauchêne, directeur général de la start-up.

Après des années de recherche et développement, VitaDx a obtenu un marquage CE en 2020 et a lancé son produit commercialement en France trois ans plus tard. En juin 2025, la Haute Autorité de santé (HAS) a émis un avis favorable pour un remboursement temporaire dans le cadre d’un dispositif dérogatoire. Cependant, le feu vert du ministère de la Santé, attendu pour mars 2026, a été retardé de neuf mois, alors que la réglementation impose un délai de 60 jours.

Cette décision a des conséquences financières dramatiques pour l’entreprise. Le prix du test a été fixé à 253 €, bien en dessous des coûts déclarés de 389 €, tandis que d’autres tests similaires coûtent entre 600 et 1 700 €. De plus, le remboursement est limité à 2 000 patients participant à une étude clinique, dont le recrutement prendra six ans. Cela représente un chiffre d’affaires de 1 million d’euros sur cette période, ce qui est jugé intenable par la direction.

Pour contester ces conditions, VitaDx a saisi le Conseil d’État, qui a partiellement donné raison à la start-up le 17 juin, suspendant la restriction de remboursement. Toutefois, cette décision arrive trop tard pour empêcher la crise financière actuelle. L’entreprise a été placée en procédure de sauvegarde le 6 mai dernier, et neuf salariés seront licenciés.

VitaDx recherche désespérément des financements supplémentaires et espère obtenir un crédit d’impôt recherche avant fin juin. Sans cela, l’entreprise risque la liquidation.

Source : Le Télégramme

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