Bercy met fin à un test d’IA après des réponses jugées biaisées
Le ministère de l’Économie et des Finances, connu sous le nom de Bercy, a interrompu un test d’intelligence artificielle en raison de résultats jugés biaisés. Cette décision a été suivie par le remplacement du modèle Qwen par un système développé par la start-up française Mistral AI au sein de la plateforme HéphAIstos. Ce changement coïncide avec le lancement par le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, du plan « Notre IA », qui vise à déployer un assistant conversationnel alimenté par Mistral pour plus d’un million d’agents de la fonction publique d’État. Le budget initial est fixé à 700 000 euros, avec des coûts annuels estimés entre 2 et 4 millions d’euros selon les usages.
La direction interministérielle du numérique (DINUM) a mené des tests pendant dix mois auprès de 10 000 agents. Les résultats montrent que 75 % des participants jugent l’outil utile, tandis que près des deux tiers estiment que d’autres IA génératives répondent mieux à leurs besoins. L’infrastructure choisie pour ce projet sera hébergée chez Outscale, sous certification SecNumCloud, le niveau de sécurité le plus élevé exigé par l’État français pour les données sensibles.
Le Trésor avait initialement opté pour le modèle d’Alibaba en raison de son accessibilité. En étant entièrement open source dans ses versions publiques, il permet un déploiement local sans transfert de données vers les serveurs du groupe chinois, ce qui a été avancé comme l’argument principal pour minimiser les risques de fuite lors de l’expérimentation.
Source : Clubic
