Condamnation d’une influenceuse franco-algérienne au Maroc : une pétition lancée en France
Face au silence des autorités et des médias français, une pétition a été lancée en ligne pour défendre les droits de l’influenceuse franco-algérienne Yass Naubelle, arrêtée et condamnée au Maroc pour une simple vidéo. La jeune femme de 30 ans a été interpellée le 13 juin à l’aéroport de Marrakech et a été condamnée mardi dernier par le tribunal de la même ville à une année de prison ferme, accompagnée d’une amende de 2 000 dirhams (environ 187 euros).
Il lui est reproché d’avoir critiqué dans une vidéo la manière de conduire des Marocains et d’avoir accusé la police de soutirer des pots-de-vin aux contrevenants au code de la route. Malgré la sévérité de la sentence, l’affaire n’a pas suscité de réactions en France parmi la classe politique et les médias, habituellement prompts à intervenir pour réclamer la libération de ressortissants français emprisonnés à l’étranger.
Devant cette indifférence, une pétition a été mise en ligne sur la plateforme mypetition.org immédiatement après l’annonce de la mise en garde à vue de l’influenceuse. L’initiateur de la pétition a exprimé son inquiétude face à la situation, soulignant les tensions qui se sont installées en ligne depuis la diffusion de la vidéo. Il a également appelé à un traitement légal et transparent des droits de Yass Naubelle, ainsi qu’à un accès rapide à une assistance consulaire et juridique.
L’auteur de la pétition a insisté sur la nécessité d’un accès immédiat au consulat français pour l’influenceuse et a demandé aux autorités marocaines de clarifier la nature des accusations. Parallèlement, il a exhorté les autorités françaises à intervenir diplomatiquement pour vérifier le respect des droits de l’intéressée et à obtenir des informations officielles.
Des avocats spécialisés en droit international et en droits de l’homme doivent être autorisés à assister Yass Naubelle, a-t-il ajouté, en appelant également à une couverture médiatique rigoureuse de l’affaire, afin d’éviter d’aggraver la situation.
Source : TSA Algérie
