Christie’s annonce pour le 23 septembre la vente d’une collection mythique, réunissant des chefs-d’œuvre de Watteau, Fragonard et Germain.
La maison de ventes Christie’s s’apprête à orchestrer l’un des événements majeurs du marché de l’art de l’année avec la dispersion de la collection de Graziella Patiño de Ortiz Linares, le 23 septembre prochain à Paris. Constituée sur plus de quarante ans, cette collection est considérée comme l’une des plus remarquables jamais consacrées aux maîtres anciens et aux arts décoratifs, rivalisant avec les ensembles historiques des familles Rothschild ou David-Weill. La soixantaine de lots, comprenant peintures, mobilier et orfèvrerie d’exception, est estimée globalement entre 23 et 33 millions d’euros.
La section des tableaux anciens est dominée par des œuvres majeures de l’art français. En tête d’affiche figure L’Île enchantée de Jean-Antoine Watteau, peinte vers 1717. Christie’s la présente comme l’une des plus importantes toiles de l’artiste encore en mains privées, avec une estimation communiquée uniquement sur demande. Autre pièce maîtresse, L’Instant désiré ou les Amants heureux de Jean-Honoré Fragonard est estimé aux alentours de 2,5 millions d’euros.
La collection inclut également Jules César, une commande impériale de Napoléon III à Jean-Auguste-Dominique Ingres (estimation autour de 1 million d’euros), ainsi que Les Petits danseurs, une huile sur cuivre d’Antoine Le Nain, estimée à près de 2 millions d’euros.
Graziella Patiño de Ortiz Linares s’est illustrée comme l’une des plus grandes collectionneuses d’orfèvrerie de l’histoire. Le lot phare de la vente est un ensemble de quatre candélabres à trois bras en argent, issus du service royal du Portugal et réalisés par les orfèvres du roi de France, Thomas et François-Thomas Germain. Estimés à environ 3 millions d’euros, ils comptent parmi les derniers exemples de ce service légendaire encore en collection privée.
Le mobilier et les objets d’art ne sont pas en reste, avec des pièces incarnant le summum de l’artisanat français. Un monumental tapis d’époque Louis XIII de la Manufacture Royale de la Savonnerie, de près de six mètres de long, est estimé autour de 1 million d’euros. Un bureau attribué à l’ébéniste André-Charles Boulle, conservant son cartonnier d’origine, est quant à lui estimé entre 400 000 et 600 000 euros.
Héritière de l’industriel bolivien Simón Iturri Patiño, surnommé le « Roi de l’étain », Graziella Patiño de Ortiz Linares (1900-1980) et son époux Jorge Ortiz de Linares, ministre de Bolivie, ont réuni ces trésors dans leur hôtel particulier du 34, avenue Foch à Paris. Cet écrin est devenu un haut lieu de la vie culturelle parisienne, abritant une collection d’une cohérence et d’une exigence rares.
Une sélection des œuvres sera exposée à Londres du 26 juin au 3 juillet, avant la présentation de l’intégralité de la collection à Paris, du 17 au 23 septembre, juste avant la vente.
À propos de Christie’s
Fondée en 1766, Christie’s est une entreprise leader sur le marché mondial de l’art et du luxe. Présente dans 46 pays, elle dispose de salles de vente internationales à New York, Londres, Hong Kong, Paris et Genève.
Pour en savoir plus sur la vente et les lots, consultez le site christies.com.
Source : Communiqué de presse de Christie’s.
