Mort de Lyhanna : pourquoi y a-t-il toujours si peu d’hommes dans les manifestations enfantistes et féministes ?

Mort de Lyhanna : pourquoi y a-t-il toujours si peu d’hommes dans les manifestations enfantistes et féministes ?

Le meurtre tragique de Lyhanna, une fillette de 11 ans, a suscité une vague d’indignation à travers la France. Des manifestations ont été organisées dans plusieurs villes, notamment le 8 juin, pour dénoncer la violence faite aux enfants et aux femmes. Le suspect, déjà visé par plusieurs plaintes pour viols sur mineures, soulève des questions sur la protection des plus vulnérables et la réponse sociétale à de tels actes.

Malgré l’ampleur des événements, la participation masculine reste désespérément faible. Lors des manifestations, le constat est souvent le même : les hommes sont absents. Ce phénomène soulève des interrogations sur leur engagement dans les luttes pour les droits des femmes et des enfants. Les chiffres témoignent d’une disparité marquée, avec une majorité de femmes présentes lors des rassemblements.

Les occasions de se mobiliser ne manquent pourtant pas. En novembre 2025, une marche organisée par le collectif Nous Toutes a eu lieu, suivie de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars. D’autres manifestations ont eu lieu pour dénoncer le maintien des concerts de Patrick Bruel, mis en examen pour des accusations graves. Cependant, la question demeure : où sont les hommes ?

Cette absence peut être interprétée comme le reflet d’une certaine déconnexion ou d’une réticence à s’associer à des luttes perçues comme féminines. Les réactions des hommes, souvent centrées sur des justifications du type « Not all men », soulignent une incompréhension des enjeux et de la gravité des situations dénoncées.

En conclusion, le faible nombre d’hommes dans les manifestations pour les droits des femmes et des enfants interpelle. La société doit encourager une plus grande participation masculine à ces luttes, afin de construire un front uni contre la violence et les inégalités.

Source : Nouvel Observateur

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