Deux exoplanètes « super-puff » découvertes : les plus légères jamais observées
Des astronomes ont réalisé une découverte remarquable en identifiant deux exoplanètes, désignées TOI-791 b et TOI-791 c, orbitant autour de la même étoile. Ces planètes, appelées « super-puff », présentent des densités inférieures à celles de la barbe à papa, les qualifiant ainsi de plus légères jamais observées.
George Dransfield, responsable de l’équipe de recherche à l’Université d’Oxford, a déclaré : « Il ne reste qu’une poignée de ces planètes super-puff connues, et il est encore plus rare d’en trouver deux dans le même système. Leurs densités extrêmement faibles en font des cibles fascinantes pour comprendre comment les systèmes planétaires se forment et évoluent. »
Les deux planètes gravitent autour d’une naine rouge nommée TOI-791, située à environ 1 110 années-lumière de la Terre. Bien qu’elles aient une taille comparable à celle de Jupiter, la densité de la plus massive des planètes de notre système solaire est 28 fois supérieure à celle de TOI-791 c et 35 fois supérieure à celle de TOI-791 b.
Un autre aspect remarquable de ces exoplanètes est leur interaction gravitationnelle. TOI-791 b et TOI-791 c sont en résonance de mouvement moyen 5:3, ce qui signifie que la planète intérieure effectue cinq orbites pendant que la planète extérieure en complète trois. Cette danse gravitationnelle entraîne des variations dans leurs transits, qui sont parmi les plus longs jamais observés, durant 11 heures par planète.
Les découvertes des planètes TOI-791 b et TOI-791 c ont été initialement signalées en tant que candidates en 2019 et 2023 respectivement, grâce aux efforts du groupe de scientifiques citoyens Planet Hunters, qui a analysé les données du satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA.
Les chercheurs ont utilisé des télescopes du monde entier, y compris le télescope ASTEP (Antarctic Search for Transiting ExoPlanets) situé en Antarctique, pour mer la taille et la densité de ces planètes, confirmant ainsi qu’elles sont des géantes gazeuses super-puff rares.
Cette découverte pourrait apporter des éclaircissements sur la formation des planètes super-puff, qui, selon la théorie actuelle, se forment dans des régions froides et éloignées des disques de gaz et de poussières entourant leurs étoiles. Cela permet à des gaz de s’accumuler autour de petits noyaux solides, conduisant à des atmosphères vastes composées d’hydrogène et d’hélium.
Les chercheurs envisagent d’effectuer des observations supplémentaires avec le télescope spatial James Webb pour analyser la composition atmosphérique de ces planètes et mieux comprendre leurs origines.
L’étude a été publiée dans le journal Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.
Source : Space.com
