À l’approche du sommet de l’Otan, la vie à Ankara devient un enfer
À quelques jours du sommet de l’Otan prévu les 7 et 8 juillet en Turquie, la capitale Ankara se prépare à un déploiement de sécurité sans précédent. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, soucieux de maintenir de bonnes relations avec les États-Unis, notamment avec Donald Trump, a mis en place des mes drastiques qui suscitent l’indignation de l’opposition.
Le député du Parti républicain du peuple (CHP), Namik Tan, a déclaré sur le réseau social X que, parmi tous les sommets de l’Otan depuis sa création, « nous n’avons jamais été témoins de mes de sécurité aussi strictes et étouffantes ». Il a ajouté que ces mes vont à l’encontre des valeurs d’une organisation qui se présente comme une alliance d’États démocratiques.
Le média en ligne Medyascope a rapporté que, pour garantir la sécurité durant cette période, tous les rassemblements et manifestations publiques seront interdits du 28 juin au 12 juillet. Cela inclut les concerts et les remises de diplômes. De plus, les fonctionnaires des quartiers centraux de la capitale seront placés en congés administratifs pendant une semaine, et un ancien aéroport sera rénové pour l’occasion.
Ces restrictions sont perçues comme une atteinte aux libertés publiques, alors que la ville se prépare à accueillir des chefs d’État de l’Otan, rendant la vie quotidienne de ses habitants particulièrement difficile.
Source : Medyascope
