Vie extraterrestre : un rover de la Nasa révèle sur Mars une brique essentielle de la vie

Vie extraterrestre : un rover de la NASA révèle sur Mars une brique essentielle de la vie

Le rover Perseverance de la NASA a récemment fait une découverte marquante sur Mars, en identifiant des biosignatures potentielles dans le cratère Jezero, un site qui était autrefois un lac. Cette avancée pourrait redéfinir notre compréhension de l’habitabilité de la Planète rouge et soulève la question de l’existence de la vie ailleurs dans l’Univers.

Depuis son lancement en 2021, Perseverance explore le cratère Jezero dans l’espoir de trouver des preuves que la vie a pu exister sur Mars. En septembre dernier, la NASA a annoncé avoir détecté ce qui pourrait être la découverte la plus proche de la vie sur la planète. Les biosignatures détectées sont des substances qui pourraient avoir une origine biologique, bien que des analyses supplémentaires soient nécessaires pour confirmer leur nature.

Une équipe du Planetary Science Institute (États-Unis) a confirmé, dans la revue Science Advances, la détection de carbone organique sur Mars, l’un des éléments essentiels à la vie. Ce carbone, identifié dans une roche appelée « Cheyava Falls », fait partie d’une formation argileuse qui s’est formée à partir de sédiments transportés par l’eau il y a des milliards d’années.

Le carbone macromoléculaire (MMC) détecté sur Mars est constitué de réseaux d’atomes de carbone, semblables à ceux trouvés dans les roches terrestres. Sur Mars, il est associé à des sédiments fins et à des minéraux carbonatés et sulfatés. Les chercheurs estiment que la matière organique pourrait s’être déposée en plusieurs étapes au cours de l’histoire géologique de la planète.

Les analyses ont été réalisées à l’aide de l’instrument Sherloc, monté sur le bras robotique du rover, qui permet de cartographier les minéraux et les composés organiques dans les roches sans les détruire. Le MMC a été identifié à une profondeur inférieure à celle d’une feuille de papier, ce qui est remarquable dans un environnement aussi hostile que celui de Mars.

Ashley Murphy, co-auteur de l’étude, indique que cette découverte suggère que Mars pourrait conserver des traces chimiques de son passé de manière plus efficace que prévu. De plus, l’échantillon étudié a été prélevé à plus de 3 200 kilomètres du cratère Gale, où d’autres composés organiques avaient déjà été détectés par le rover Curiosity.

Bien que cette découverte soit prometteuse pour l’habitabilité de Mars, Des analyses plus détaillées seront nécessaires pour déterminer l’origine exacte de ces composés sur la Planète rouge.

Source : Futura Sciences.

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