Le 24 juin 2026, la délégation aux droits des femmes du Sénat français a présenté un rapport détaillé sur la montée des réseaux et mouvements masculinistes, soulignant leur impact croissant sur la société et la démocratie. (senat.fr)
Ce rapport, rédigé par les sénatrices Béatrice Gosselin, Olivia Richard et Laurence Rossignol, s’appuie sur sept mois de travaux, incluant des auditions et des déplacements en France et à l’étranger. Il met en lumière la diversité des formes que prennent ces mouvements, tels que les « MGTOW » (Men Going Their Own Way), les « Incels » (célibataires involontaires) et les « tradwives » (épouses traditionnelles), et leur présence accrue sur les réseaux sociaux. (senat.fr)
Les sénatrices alertent sur le fait que ces mouvements ne se limitent pas à une simple tendance en ligne, mais constituent un mouvement social et politique visant à remettre en question les droits des femmes et à fragiliser les fondements démocratiques. (senat.fr)
En réponse à cette problématique, le rapport formule une vingtaine de recommandations réparties en quatre grands axes :
Faire de la lutte contre les masculinismes un enjeu majeur de politique publique : intégrer cette problématique dans les priorités gouvernementales et allouer les ressources nécessaires.
Réguler et assainir l’espace numérique : mettre en place des mes pour contrôler la diffusion de contenus masculinistes en ligne, notamment sur les réseaux sociaux.
Repérer et prévenir les trajectoires de radicalisation : développer des mécanismes d’identification précoce et d’accompagnement des individus susceptibles d’être influencés par ces idéologies.
Réveiller les consciences en mobilisant l’ensemble de la société : sensibiliser le public aux dangers des mouvements masculinistes et promouvoir des valeurs d’égalité et de respect.
Ce rapport intervient dans un contexte où le Haut Conseil à l’Égalité (HCE) a également mis en évidence, dans son rapport annuel 2023, la persistance de stéréotypes sexistes, notamment chez les moins de 35 ans. Par exemple, 20 % des hommes de 25 à 34 ans considèrent que pour être respecté en tant qu’homme, il faut vanter ses exploits sexuels auprès de ses amis, contre 8 % en moyenne. (haut-conseil-egalite.gouv.fr)
Les sénatrices insistent sur le fait que les masculinismes actuels ne sont pas qu’une simple tendance sur les réseaux sociaux, mais un mouvement social et politique visant à anéantir les droits des femmes et, in fine, à démanteler notre socle démocratique. (senat.fr)
Le rapport complet est disponible sur le site officiel du Sénat. (senat.fr)
