Actualité | Le premier site d’habitat de l'an Mil de Corse .

Des caractéristiques rares et une découverte inédite en Corse : un établissement civil de l’an Mil sur le piémont

Un site archéologique exceptionnel a été mis au jour sur les premiers reliefs surplombant l’estuaire du Golo et la plaine bastiaise. Cette découverte, réalisée dans le cadre de fouilles préventives, est remarquable car elle diffère des nombreux sites archéologiques généralement situés sur les côtes. Elle offre ainsi une occasion unique de documenter l’histoire de l’occupation des piémonts corses.

La fouille a révélé un petit bâtiment en pierres ainsi que des espaces de cour aménagés avec des dallettes de schiste, probablement extraites à proximité. Bien que le contexte de pente ait entraîné un arasement important des vestiges, des traces de poteaux ont été découvertes, suggérant la présence de constructions en bois.

Cet habitat représente le premier établissement civil identifié en Corse pour la période médiévale, une époque jusqu’alors peu documentée sur l’île. Il est daté de l’an Mil, une période qui présente encore de nombreuses lacunes tant en Corse que sur le continent.

Un site occupé à plusieurs époques

Les fouilles ont également permis de découvrir des vestiges d’autres périodes historiques. Des éléments antiques, tels que des amphores et des tuiles, indiquent une occupation de la colline durant l’époque romaine. Cette découverte est d’autant plus significative que les vestiges de l’occupation romaine semblent majoritairement concentrés dans des sites comme Mariana et Aleria.

De plus, des trous de poteau et un probable foyer datant du Néolithique ont été mis au jour, attestés par des objets en obsidienne et des éléments céramiques. Les sites de cette période sont encore très peu nombreux à avoir été étudiés en Corse. Cette accumulation de vestiges sur un même site témoigne d’une occupation précoce et récurrente des reliefs dominant la plaine bastiaise, un fait qui n’avait jamais été démontré auparavant.

Aménagement : Particulier
Contrôle scientifique : Service régional de l’archéologie (Drac de Corse)
Recherche archéologique : Inrap
Responsable scientifique : Antony Gaillard, Inrap

Source : Inrap

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