Des opérations de police XXL dans les Bouches-du-Rhône : fermetures d’établissements en hausse
Un premier bilan. Un an après l’adoption de la loi contre le narcotrafic, les autorités des Bouches-du-Rhône ont multiplié les fermetures de commerces dans le département, a indiqué ce mercredi 24 juin 2026 la préfète de police déléguée, Corinne Simon.
Elle a souligné un bilan « très positif » de la législation adoptée en juin 2025, qui permet des fermetures d’établissements sur trois volets : trafic de stupéfiants, blanchiment et recel.
51 établissements fermés
Au total, plus de 51 établissements, comprenant des épiceries et des bars, ont été fermés en un an. Ces fermetures administratives, prononcées par le préfet, peuvent aller jusqu’à six mois. Corinne Simon a cité l’exemple d’une salle de sport à Arles, où un trafic de stupéfiants a été lié à l’overdose d’un client, entraînant sa mort.
Un business très lucratif
De nombreux garages, notamment autour de l’étang de Berre, ont également été fermés pour recel. Ces garages étaient impliqués dans la logistique des narcotrafiquants, en fournissant ou en modifiant des véhicules utilisés dans des crimes liés à la drogue.
La lutte des forces de l’ordre contre le narcotrafic a permis la saisie d’avoirs criminels évalués à 81 millions d’euros dans le département, contre 10 millions l’année précédente. Ces saisies incluent de l’argent, des villas de luxe, des voitures et des bijoux. En 2023, le chiffre d’affaires de la drogue en France était estimé à environ 7 milliards d’euros.
Source : Avec AFP