La priorité, ce sont les enfants : face au scandale du périscolaire à Paris, la convention citoyenne plaide pour un retour à la semaine de quatre jours

Mardi soir, 77 parents d’élèves ont défendu devant le maire de la capitale, Emmanuel Grégoire, leurs propositions pour garantir le bien-être des enfants et leur sécurité, alors que le scandale des violences sexuelles ne désenfle pas dans la capitale.

Soixante-dix-sept parents d’élèves ont rendu leur copie pour améliorer le périscolaire à Paris, avec une me phare sur l’organisation de la semaine. La convention citoyenne sur la protection et les temps de l’enfant à l’école, mise en place par le maire socialiste Emmanuel Grégoire dans le cadre de son plan d’action à 20 millions d’euros pour le périscolaire, s’est prononcée pour le retour à la semaine de quatre jours. Depuis 2013, les élèves parisiens travaillent sur un rythme de quatre jours et demi, une organisation marginale par rapport à d’autres communes.

Dans la salle du Conseil de l’Hôtel de Ville, les parents tirés au sort, représentatifs de 72 écoles, ont défendu le scénario de quatre jours d’école, qui a reçu 77% de votes favorables. Avec des cours positionnés les lundi, mardi, jeudi et vendredi, « le mercredi dédié au périscolaire favorise un temps de qualité qui permet d’organiser des activités sur une journée entière », explique Lucile, une des membres du panel. Elle a mis sur la table d’autres arguments, comme une « meilleure gestion et la stabilité des équipes » et la « possibilité de se reposer » en milieu de semaine pour les enseignants et les élèves.

Un autre scénario d’une semaine à cinq jours, du lundi au vendredi, avec des cours de 8h30 à 15 heures, a par ailleurs recueilli 49% d’avis favorables. « Il est probablement irréalisable du côté des enseignants », admet Loraine, mère d’une élève de l’école Titon, autre établissement concerné par des plaintes pour violences sexuelles.

Les membres de la convention ont également défendu la nécessité d’augmenter l’encadrement, avec « un animateur pour six à huit élèves en maternelle » et « un animateur pour huit à dix élèves en élémentaire ». Une proposition aussitôt tempérée par l’édile parisien. « C’est très au-delà des obligations légales (.) Nous allons chiffrer le coût de la me », a-t-il prévenu, ajoutant que cet aspect aurait « une incidence majeure ».

Dans la capitale, 132 animateurs du périscolaire ont été suspendus depuis le début de l’année 2026, dont 52 pour des suspicions de violences sexuelles, selon les derniers chiffres de la Ville communiqués début juin.

D’ici le prochain Conseil de Paris le 15 juillet, Emmanuel Grégoire a promis d’étudier toutes les recommandations présentées mardi soir et s’est dit « extrêmement favorable » à la mise en place d’un comité de suivi. Des annonces pourraient être faites dès cet été, notamment sur la « déprécarisation » des animateurs. Sur un potentiel bouleversement du rythme de la semaine, il faudra toutefois attendre septembre 2027. « Cela entraînerait la réorganisation de dizaines de milliers d’agendas (.) Nous allons prendre le temps de regarder tout ça. »

Source : Franceinfo

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