Pédocriminalité en ligne : une trentaine d’hommes interpellés en France
Une opération menée par l’Office mineurs (Ofmin) a conduit à l’interpellation d’une trentaine d’hommes en France, dans le cadre d’une enquête sur le téléchargement et la diffusion de contenus pédocriminels qualifiés de « particulièrement violents ». Cette information a été confirmée par la direction générale de la police nationale (DGPN) le mercredi 24 juin.
Les suspects, âgés de 37 à 79 ans, proviennent de diverses catégories socioprofessionnelles, y compris des retraités. Certains d’entre eux étaient déjà connus pour des faits similaires. L’opération a eu lieu dans plusieurs départements, notamment le Nord, le Haut-Rhin, le Rhône, l’Ain, la Drôme, le Calvados et la Mayenne.
Le parquet d’Évry a précisé que deux personnes avaient été interpellées dans l’Essonne. Pour cette opération, environ une centaine d’enquêteurs ont été mobilisés, en collaboration avec des services de police et des unités de gendarmerie.
Les interpellés ont été placés en garde à vue pour détention, diffusion et consultation de contenus pédopornographiques. L’issue de la procédure sera déterminée par le parquet compétent selon le domicile de chaque suspect. Ces hommes sont soupçonnés d’avoir téléchargé ou diffusé des contenus pédocriminels particulièrement violents.
Parmi les contenus concernés figurent des vidéos mettant en scène des actes de violence sexuelle sur des enfants, dont une fillette de 18 mois et deux filles âgées de 11 et 12 ans, réalisées aux Philippines en 2012. L’auteur de ces vidéos, Peter Scully, un Australien, a été condamné à la prison à vie en 2018, suivi d’une peine de 129 ans en 2022 pour des violences sexuelles sur des enfants. Sa compagne, Lovely Margallo, a également été condamnée à 126 ans de prison.
Peter Scully, désormais âgé d’une soixantaine d’années, avait établi aux Philippines une entreprise de pornographie en ligne, exploitant des adolescentes issues de milieux défavorisés. Il a été arrêté en 2015. La police philippine a signalé que le pays est devenu un centre névralgique pour les trafics internationaux de pédocriminalité en ligne, profitant de la précarité de la population.
Source : RTL, Le Parisien, DGPN
