Ebola : ce que l'on sait du premier cas diagnostiqué en France – L'Express

Premier cas d’Ebola diagnostiqué en France

Le ministère de la Santé a confirmé, mercredi 24 juin, le premier cas d’Ebola en France. Le patient, un médecin humanitaire, revenait de la République démocratique du Congo (RDC), un foyer épidémique du virus. Selon le communiqué, le médecin a été pris en charge dans un établissement spécialisé et se trouve dans un état stable.

Le médecin, qui ne présentait que des maux de tête, a embarqué sur un vol commercial depuis Kinshasa en étant presque asymptomatique. Son état s’est légèrement dégradé pendant le vol. À son arrivée, il a été diagnostiqué sur le territoire français, et le gouvernement a précisé que sa charge virale est très faible. Ce cas est une première dans l’histoire de la France, car les précédents cas d’infection par Ebola avaient été confirmés à l’étranger.

Contexte de l’épidémie

Le ministère de la Santé a indiqué que toutes les mes de précaution ont été prises à son arrivée, notamment l’isolement du patient à l’hôpital. Les autorités procèdent également au traçage des contacts pour identifier les personnes qui auraient pu être en contact avec lui. Les cas contacts devront s’isoler à domicile durant 21 jours.

Se voulant rassurant, le gouvernement a souligné que le risque pour la population européenne est faible. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a jugé le risque d’infection pour les résidents européens et les voyageurs en zone de circulation active comme faible, et très faible pour la population générale.

Situation en République démocratique du Congo

L’épidémie d’Ebola en RDC, qui dure depuis plus d’un mois, a conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclencher une alerte d’urgence internationale le 17 mai. En date du 23 juin, la RDC a enregistré plus de 1 000 cas confirmés du virus en un mois, un chiffre record. Il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement contre la souche « très létale » du virus, connue sous le nom de Bundibugyo.

(Source : L’Express)

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