Les économies, seul chantier visible de ce début de mandat

Lors du dernier conseil municipal, qui a eu lieu mercredi 23 juin, la gestion financière de la commune de Villeneuve-sur-Lot a cristallisé les débats entre les groupes d’opposition, notamment celui de la gauche, et la majorité du maire Guillaume Lepers.

« Ça me rappelle l’Assemblée nationale », a commenté Guillaume Lepers, maire de Villeneuve-sur-Lot et ancien député, lors de cette séance animée. La salle de l’hôtel de ville a pris des allures de palais Bourbon, avec des échanges parfois houleux entre les élus.

Un conseil municipal très animé

Le vote des comptes administratifs et de gestion 2025, ainsi que le budget supplémentaire 2026, a permis aux élus d’opposition de critiquer la gestion financière de la Ville. Thomas Bouyssonnie, représentant de la gauche, a dénoncé « une épargne qui s’érode et une dette qui s’envole ». Il a souligné que l’encours de la dette passerait de 22 millions à près de 30 millions d’euros en 2025, soit une augmentation de 7,3 millions d’euros en une seule année, tout en notant que l’épargne reculait pour la troisième année consécutive.

Ce dernier a également mis en avant les économies réalisées par la municipalité, qualifiant cela de « seul chantier visible de ce début de mandat ». Bouyssonnie a ajouté qu’il était incohérent d’annuler 1,46 million d’euros d’investissement tout en prétendant adapter la Ville au dérèglement climatique.

« Nous faisons le choix de la responsabilité »

Guillaume Lepers a défendu sa politique en affirmant que « dans un contexte économique et financier de plus en plus incertain, notre devoir est de gérer sérieusement l’argent public ». Il a insisté sur l’importance de préserver les capacités d’investissement de la Ville et de rechercher le maximum de subventions.

Concernant l’avenir, Lepers a exprimé ses inquiétudes face à des coupes sur les subventions, demandant à ses élus et services de rester vigilants.

Impact sur les ressources humaines

L’opposition a également soulevé des préoccupations sur l’impact des économies sur les agents municipaux. Bouyssonnie a déclaré que 163 000 euros avaient été retirés des crédits des services, tandis que Geoffroy Gary, du RN, a critiqué l’augmentation de la part des agents contractuels, qui aurait progressé de 10%.

La majorité a rétorqué que des efforts importants avaient été faits pour soutenir les agents municipaux, citant des investissements de plus de 3,4 millions d’euros pour le dialogue social entre 2020 et 2026.


Source : La Dépêche du Midi

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