Accord budgétaire de l’UE : Dombrovskis admet la complexité des négociations
Les divergences considérables entre les positions des différents États membres rendent l’accord sur le prochain budget à long terme de l’Union européenne « difficile », a reconnu Valdis Dombrovskis, commissaire européen aux affaires économiques. Le débat actuel se concentre sur la réduction du programme de dépenses de 2 000 milliards d’euros proposé par la Commission pour la période 2028-2034.
Des États membres « frugaux » du Nord, notamment l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède, demandent des réductions plus importantes que la baisse de 2 % suggérée par Chypre, qui as la présidence tournante de l’UE. Dombrovskis a déclaré que la proposition de la Commission était « ambitieuse mais réaliste », tout en soulignant que le débat actuel n’est « pas si simple ».
Les difficultés à parvenir à un consensus sur le budget, officiellement appelé cadre financier pluriannuel (CFP), sont exacerbées par la demande du Parlement européen d’une augmentation de 10 % et l’exclusion des remboursements des dettes liées à la pandémie de Covid-19 du budget principal. Les députés européens devront ratifier le CFP une fois que les capitales auront trouvé un accord.
Dombrovskis a également noté que les remboursements de dette proposés par l’exécutif européen s’élèveraient à 24 milliards d’euros par an à partir de 2028. L’idée de reporter le remboursement de la dette liée au fonds de relance de 650 milliards d’euros, approuvé en 2020, a gagné du terrain dans les capitales ces dernières semaines.
La France et d’autres pays favorables à la cohésion soutiennent un report des paiements pour libérer des fonds destinés à des investissements dans la défense et la compétitivité, alors que les pays fiscalement conservateurs comme l’Allemagne et les Pays-Bas s’y opposent. Toute modification du calendrier de remboursement, qui pourrait s’étendre jusqu’en 2025, nécessiterait un accord unanime.
Dombrovskis a précisé que l’exécutif européen est conscient que le remboursement est « l’un des éléments en discussion ».
Source : Euractiv