Lyhanna n’est pas une exception ! : la colère des militantes féministes après les défaillances d’une mission d’inspection
Un rassemblement s’est tenu lundi 22 juin devant le tribunal d’Auch, où un substitut du parquet est actuellement sous le coup d’une procédure disciplinaire en raison de « défaillances graves » ayant précédé le meurtre de la jeune Lyhanna.
Le gouvernement a rapidement pris des sanctions à l’encontre d’une magistrate et de deux gendarmes suite aux conclusions d’un rapport révélant de nombreux dysfonctionnements dans le traitement de l’affaire. Jérôme Barella, principal suspect, n’avait jamais été inquiété malgré une plainte déposée par la mère d’une enfant de 10 ans, Rosa, qui l’accuse de viols répétés.
Des militantes féministes, présentes au rassemblement, ont exprimé leur indignation face à ces manquements. Fabienne, l’une d’elles, a déclaré : « Il faut qu’ils soient punis, c’est évident, car leur travail est de protéger. » Elle a évoqué la mémoire de sa petite sœur, retrouvée morte il y a près de 40 ans, soulignant que les erreurs judiciaires persistent : « On oubliera Lyhanna, et il y en aura d’autres. »
Les militantes du syndicat Solidaire ont également dénoncé une situation alarmante pour les enfants et les femmes en France. Elles réclament une loi d’urgence pour lutter contre les violences sexuelles, avec un appel à manifester le 4 juillet prochain.
Le rapport d’inspection a mis en lumière des lacunes dans le suivi des plaintes, des délais inacceptables dans le traitement des affaires, et une absence de discernement de la part des autorités. Ces problèmes soulèvent des questions sur la capacité du système judiciaire à protéger les plus vulnérables.
Les militantes affirment que la colère exprimée ne concerne pas seulement l’affaire Lyhanna, mais reflète un système défaillant. « À force d’avoir des affaires exceptionnelles, on commence à bien voir que c’est un système ! » a déclaré l’une d’elles.
Cette mobilisation fait écho à une crise plus large concernant la protection des femmes et des enfants en France, appelant à des changements significatifs dans les politiques publiques.
Source : Franceinfo
