Sage-femme : stress, précarité et maltraitance en stage

Stress, précarité et maltraitance en stage : l’alerte des étudiants sages-femmes

L’Association nationale des étudiants sages-femmes (ANESF) a récemment publié une enquête intitulée « Bien-être des étudiantes sages-femmes », révélant des situations préoccupantes au sein des stages de formation. Selon cette enquête, un étudiant sur deux serait concerné par des maltraitances durant sa formation, un chiffre en légère baisse par rapport à 2023, où il était de 61%, mais qui demeure alarmant.

Maïwen Rouxel, étudiante en sage-femme à Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, souligne que, malgré une ambiance de promotion positive, le rythme des stages est intense. En moyenne, les étudiants passent 12 semaines en stage en deuxième année, 22 en troisième année et 24 en quatrième année. Elle rapporte avoir entendu de nombreux témoignages similaires à ceux de l’enquête, incluant des incidents graves tels qu’une amie qui a été enfermée dans un placard par une sage-femme.

Juliann Forientini, étudiant à Lille, évoque également des expériences de dévalorisation lors de ses stages. Il a ressenti une hiérarchie marquée, où la sage-femme affichait une attitude de supériorité. Bien qu’il reconnaisse avoir eu de bonnes expériences, il souligne que ces incidents sont fréquents.

Dans le milieu des étudiants sages-femmes, des termes comme « dragons » sont utilisés pour désigner des encadrantes jugées désagréables. Maïwen évoque des périodes difficiles à gérer, notamment en novembre, où le manque de lumière et le rythme exigeant peuvent mener à une baisse de moral.

L’ANESF appelle à une prise de conscience et à des mes pour améliorer les conditions de formation des étudiants sages-femmes, afin de garantir leur bien-être et leur sécurité durant leur parcours.

Source : ANESF.

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