Les frais d’inscription à l’université pourraient quintupler selon un rapport gouvernemental
Les frais d’inscription à l’université en France pourraient passer à 900 euros pour une année de licence et 1 300 euros pour un an de master, selon un rapport remis au gouvernement ce mercredi. Cette augmentation est qualifiée de « modérée » par les auteurs du document.
Le rapport, issu des assises du financement des universités lancées en janvier par le gouvernement, met en garde : « Si le modèle financier des universités n’évolue pas, il ne sera plus soutenable d’ici à 2030. » Il propose d’augmenter les droits d’inscription pour les étudiants français et européens, qui s’élèvent actuellement à 178 euros pour une année de licence et 254 euros pour un master.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a affirmé qu’il n’y aurait « pas de changement des droits d’inscription l’année prochaine », pour les rentrées 2026 et 2027. Actuellement, les droits en licence et en master ne représentent que 1,9 % du coût estimé des formations dispensées, selon le rapport de 117 pages signé par Jérôme Fournel et Gilles Roussel.
Les auteurs de ce rapport ont été missionnés par Philippe Baptiste et David Amiel pour dresser un « diagnostic partagé » sur la situation financière des universités, qui rencontrent des difficultés croissantes.
Le rapport indique qu’une « hausse modérée » des droits d’inscription, visant à atteindre 10 % des ressources universitaires d’ici 2030, pourrait contribuer à la soutenabilité financière des établissements, tout en garantissant l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur.
Si ces recommandations étaient mises en œuvre, le coût d’une année de licence pourrait atteindre 900 euros et celui d’une année de master 1 300 euros, générant environ 1,5 milliard d’euros supplémentaires. Actuellement, un étudiant français non-boursier paie 178 euros pour une année de licence et 254 euros pour un master.
Les droits des diplômes nationaux sont fixés par l’État et doivent rester « modiques », conformément aux jurisprudences du Conseil constitutionnel et du Conseil d’État. L’augmentation des frais est considérée comme un des leviers pour faire face à un « risque majeur d’appauvrissement » et de dysfonctionnement croissant d’un nombre d’universités si le modèle actuel perdure.
Source : DNA.
