Relance de l’hydroélectricité : la filière anticipe un « mur de projets »
Quelques jours après le vote de la nouvelle loi transpartisane sur l’hydroélectricité, portée par la députée Marie-Noëlle Battistel, les principaux acteurs de la filière, réunis sous l’association Hydro 21, commencent à planifier l’avenir et à évaluer les investissements à venir.
Les acteurs de la filière qualifient cette loi d’« un pas historique », d’« une formidable opportunité » et d’« un tournant pour la filière ». Adoptée le 17 juin dernier par le parlement, cette loi était attendue pour répondre aux enjeux d’investissements et de vieillissement des infrastructures. L’hydroélectricité, représentant la deuxième source de production électrique en France après le nucléaire, et la première parmi les énergies renouvelables, vise à unifier les réponses aux procédures lancées par la Commission européenne contre la France.
Ces procédures concernent, entre autres, la position jugée « dominante » d’EDF en France depuis 2015 et l’absence de remise en concurrence des concessions échues des grands barrages hydroélectriques depuis 2019.
La nouvelle loi prévoit que l’État rachète les concessions des barrages existants, indemnisant ainsi les exploitants des 340 installations de plus de 4,5 mégawatts en France, et leur propose un droit d’occupation de 70 ans. En parallèle, 40 % des capacités hydroélectriques du pays devront être mises aux enchères auprès d’autres acteurs qu’EDF pour répondre aux exigences européennes de mise en concurrence. Bruno Allex, directeur communication et coordination d’EDF Hydro Alpes, a indiqué que le dispositif sera présenté par la Commission de régulation de l’énergie d’ici l’automne. Il a ajouté que cette contrepartie, bien qu’acceptée, doit encore être finalisée pour libérer les investissements.
Source : La Tribune.