De quoi meurt-on en France ? Les tumeurs et les maladies cardiovasculaires restent les principales causes de décès en 2024, malgré une augmentation des maladies respiratoires

De quoi meurt-on en France ?

La mortalité en France continue de diminuer en 2024, mais à un rythme plus lent. Selon une étude publiée en juin 2026 par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 4 000 décès supplémentaires ont été enregistrés en 2024 par rapport à 2023. En dépit de cette hausse, le taux standardisé de mortalité reste en baisse, s’établissant à 777,9 décès pour 100 000 habitants, contre 788,6 l’année précédente.

Ce phénomène peut être attribué à la croissance démographique et au vieillissement de la population. Bien que le risque de décès diminue, le nombre total de décès augmente en raison de l’accroissement de la population. L’espérance de vie progresse d’environ deux mois par an, et l’âge moyen au décès est désormais de 79,4 ans. Plus de la moitié des décès surviennent en milieu hospitalier, 23,3 % à domicile et 21,4 % en Ehpad, une tendance qui s’affirme depuis 2020.

De quoi meurent les Français ?

D’après les chiffres de la Drees, les tumeurs demeurent la première cause de décès, avec 224,6 décès pour 100 000 habitants, représentant près d’un tiers des décès. Les maladies cardio-neurovasculaires suivent, responsables de 21,2 % des décès. Ensemble, ces deux catégories expliquent un décès sur deux en France. Cependant, une diminution est observée dans ces deux causes, en raison d’une baisse des maladies cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux. Néanmoins, la mortalité par cancer du pancréas continue d’augmenter, atteignant 18,2 décès pour 100 000 habitants en 2024.

Un changement significatif en 2024 concerne les maladies respiratoires. Bien que les décès dus à la COVID-19 soient en baisse, les maladies respiratoires non liées à ce virus augmentent, notamment à cause de deux épidémies de grippe qui ont causé 21 000 décès. La Drees signale un premier pic de grippe au début de janvier 2024, suivi d’un second pic plus intense à la fin de l’année et au début de 2025. Cette hausse des décès respiratoires compense presque entièrement la baisse des décès liés à la COVID-19.

Concernant les accidents, la mortalité reste stable dans l’ensemble, mais les chutes accidentelles augmentent chez les personnes de 85 ans et plus, avec une hausse de 7 % en 2024, tandis qu’une légère diminution est notée chez les 65-84 ans.

Perspectives pour 2025

Les premières estimations provisoires pour 2025 montrent une continuité des tendances observées en 2024. La diminution des décès dus aux tumeurs et aux maladies cardio-neurovasculaires devrait se prolonger, tandis que les maladies respiratoires devraient continuer à augmenter, sous l’effet d’une nouvelle saison grippale jugée intense par Santé publique France.

Source : Drees

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