NBA: AJ Dybantsa, un futur numéro 1 de la Draft aux racines congolaises?

Annoncé comme l’une des grandes promesses du basket-ball américain, l’ailier d’origine congolaise AJ Dybantsa devrait être sélectionné dans la nuit du 23 au 24 juin 2026 en première position de la Draft 2026, le rendez-vous annuel de la NBA destiné à sélectionner les nouveaux talents. RFI a rencontré le jeune homme de 19 ans début juin à Paris lors de son séjour intense.

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Roland-Garros, Paris Basketball, camp d’entraînement avec les jeunes de la ville de Grigny (région parisienne, shopping…). Entre ses deux entraînements quotidiens de l’aube et de l’après-midi, AJ Dybantsa n’a pas chômé durant sa semaine parisienne. « Mon père a grandi ici, donc je suis venu pour visiter mais aussi passer du temps, profiter et faire un peu de marketing », précise-t-il, après avoir assisté à son premier match de tennis, une défaite épique de son ami et compatriote Frances Tiafoe face à l’Italien Matteo Arnaldi.

« Ça fait 5-6 ans que je sais que je serai numéro 1 de la Draft »

Un agenda sous le feu des projecteurs, forcément usant, qui devrait devenir la norme si son nom est appelé en premier lors de la Draft, ce mardi au Barclays Center de New York, dans la lignée du Français Victor Wembanyama et de l’Américain Cooper Flagg. « Ça fait 5-6 ans que je sais que je serai numéro 1 de la Draft. Je rêve de ce moment », dégaine l’ailier, sûr de ses capacités.

Meilleur marqueur avec 25,6 points de la dernière saison NCAA, le championnat universitaire américain, Dybantsa n’y aura passé qu’un an. « J’ai beaucoup évolué cette saison, se souvient-il, après une campagne stoppée dès le premier tour de la phase finale avec les BYU Cougars. J’ai eu un rôle de leader, mais nous avons été handicapés par les bless. J’ai eu une saison solide avec des statistiques intéressantes. Je suis tout de même déçu de ne pas avoir remporté grand-chose. »

Très ambitieux

Ambitieux, le joueur de 2,06 m l’est sans nul doute avant son entrée en NBA. « Les records sont faits pour être battus, annonce-t-il froidement. J’espère, pourquoi pas, battre celui du nombre de points marqués. Atteindre les 40 000 points et me rapprocher de LeBron James » [actuellement à 43 440 points à l’issue de sa 22ᵉ saison NBA, NDLR]. Des objectifs à la hauteur de l’assurance du jeune homme, même si le total de son idole Kevin Durant, 5ᵉ meilleur marqueur de tous les temps (avec 32 597 points), paraît – à peine – plus atteignable. « Il (Durant) est si efficace, précise-t-il. Je l’ai rencontré plein de fois. Il m’a conseillé pour continuer à adopter un jeu efficace. J’espère que l’on jouera ensemble, pourquoi pas avec Team USA ? »

L'ailier de BYU, AJ Dybantsa, célébrant son record personnel et un nouveau record pour les étudiants de première année de BYU, établi lors d'un match de basket-ball universitaire de la NCAA contre l'Utah, le 24 janvier 2026, à Provo, dans l'Utah.
L’ailier de BYU, AJ Dybantsa, célébrant son record personnel et un nouveau record pour les étudiants de première année de BYU, établi lors d’un match de basket-ball universitaire de la NCAA contre l’Utah, le 24 janvier 2026, à Provo, dans l’Utah. AP – Tyler Tate

AJ Dybantsa devra vite faire ses preuves dans la ligue nord-américaine pour doubler la concurrence et espérer intégrer l’effectif américain des champions en titre, aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

Les Washington Wizards ont obtenu le privilège du premier choix de la Draft, pour la première fois en 16 ans. Absente des playoffs depuis la saison 2020-2021, la franchise de la Conférence Est ne doit pas se tromper sur le profil à cibler pour compléter son puzzle déjà composé de stars étatsuniennes, comme Anthony Davis et Trae Young, ou des internationaux français Alex Sarr et Bilal Coulibaly.

« Envie de retourner » au Congo

Dybantsa as, lui, qu’il peut apporter sa pierre à l’édifice en restant fidèle à son style de « joueur excitant à voir jouer et plutôt spectaculaire » avec encore une marge de progression sur les tirs longue distance.

Ça ferait la fierté de sa mère jamaïcaine et de son père congolais, pays où il s’est rendu plusieurs fois dans sa jeunesse et où il a « envie de retourner », et dont il embrasse certains aspects de la culture mais pas tous. « Malheureusement, je ne parle pas un mot de lingala », regrette le natif de Boston. « Je n’aime pas la nourriture congolaise, mais ça fait longtemps que je n’en ai pas mangé. Peut-être que mon palais a évolué depuis. En revanche, j’aime bien la musique, Koffi Olomidé notamment », conclut-il.

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Source : RFI

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