Vous avez beaucoup de grains de beauté ? Cette étude révèle pourquoi il faut les surveiller

Vous avez beaucoup de grains de beauté ? Cette étude révèle pourquoi il faut les surveiller

La canicule s’installe, les plages se remplissent et beaucoup d’entre nous passent davantage de temps en extérieur. Chaque été, les messages de prévention sur les coups de soleil reviennent en force. Pourtant, une nouvelle étude suggère que l’histoire du mélanome, la forme la plus agressive du cancer de la peau, ne se résume pas seulement aux coups de soleil.

Dans une étude publiée dans la revue Nature Communications, des chercheurs du QIMR Berghofer Medical Research Institute ont analysé les données génétiques de plus de 85 000 personnes et identifié des centaines de gènes impliqués dans la formation des grains de beauté et dans le risque de mélanome. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de prévention et à de futurs traitements.

Les scientifiques savent depuis longtemps que le nombre de grains de beauté constitue l’un des principaux facteurs de risque du mélanome. Environ un tiers de ces cancers se développent d’ailleurs à partir d’un grain de beauté existant. Cependant, certaines personnes en possèdent des dizaines, voire des centaines, tandis que d’autres en ont très peu.

Pour répondre à cette question, les chercheurs ont réalisé la plus vaste étude génétique jamais menée sur ce sujet. Résultat : 24 nouvelles régions du génome impliquées dans le nombre de grains de beauté ont été identifiées, soit cinq fois plus que lors de leur précédente étude, publiée en 2018. Au total, plus de 250 gènes apparaissent désormais comme des candidats prioritaires pour comprendre la biologie du mélanome.

Un des résultats les plus surprenants concerne un gène baptisé SIKE1. Contrairement à de nombreux gènes déjà connus, celui-ci intervient dans la réponse immunitaire en aidant le système immunitaire à réagir aux infections virales. Les chercheurs pensent qu’en cas de dysfonctionnement, SIKE1 pourrait empêcher l’organisme de repérer et d’éliminer les mélanocytes qui commencent à se multiplier anormalement.

Cette étude ne remet pas en cause l’importance de la protection solaire. Les rayons UV demeurent l’un des principaux facteurs environnementaux impliqués dans le mélanome. Cependant, elle montre que certaines personnes pourraient être génétiquement plus vulnérables que d’autres. Les chercheurs ont même élaboré un « score de risque polygénique (PRS) », capable d’estimer la prédisposition génétique à développer un grand nombre de grains de beauté.

À l’avenir, des tests génétiques pourraient compléter l’examen de la peau pour repérer les personnes nécessitant une surveillance renforcée. En attendant, le message reste simple : si un grain de beauté apparaît, grossit ou change d’aspect, il est conseillé de le faire examiner. Car même si la génétique joue un rôle important, la détection précoce demeure l’un des meilleurs moyens d’améliorer les chances de guérison.

Source : Futura Sciences

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