Le Niger notifie officiellement son retrait de la Cour pénale internationale
Le Niger a officiellement annoncé son retrait de la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision a été actée par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans un courrier. Le retrait sera effectif dans un an, le 18 juin 2027, marquant un coup dur pour la CPI.
Cette décision fait suite à une notification formelle transmise par Niamey à l’ONU le 18 juin. En septembre dernier, l’Alliance des États du Sahel, comprenant le Niger, le Mali et le Burkina Faso, avait menacé d’un retrait collectif, mais cette initiative n’a pas été concrétisée par les deux autres pays jusqu’à présent.
Le Niger justifie sa décision en affirmant que la CPI, bien qu’ayant suscité « de grands espoirs parmi les peuples épris de paix et de justice », a également été « détournée et instrumentalisée », un reproche souvent formulé par plusieurs des 34 pays africains membres de la Cour.
La CPI a rappelé que le retrait du Niger ne prendra effet qu’après un an, afin de garantir que les États ne rompent pas brusquement leurs obligations, notamment en matière de coopération judiciaire. D’ici là, le Niger est tenu de continuer à collaborer avec la CPI, comme il l’avait fait en 2015 en transférant le Malien Ahmed Al Mahdi à La Haye, où il a plaidé coupable de crimes de guerre.
Le retrait du Niger pourrait inciter d’autres États à suivre son exemple. Depuis l’adoption du traité fondateur de la CPI en 1998, seuls deux pays, le Burundi et les Philippines, ont quitté la Cour, souvent pour éviter des poursuites contre leurs dirigeants. D’autres pays, comme l’Afrique du Sud, la Gambie et la Hongrie, avaient également envisagé un retrait, mais ont finalement fait marche arrière.
Source : RFI.
