C’est un produit d’exception : La viande d’agneau de prés salés de la baie de Somme de nouveau vendue dans les boucheries et restaurants
De mi-juin à fin décembre, les agneaux AOP des Prés-Salés de la baie de Somme retrouvent les étals des bouchers et les menus des restaurants. Après les pâturages, les dix éleveurs sont confiants pour cette nouvelle saison, notamment grâce à la notoriété de la viande proposée.
La saison des Agneaux AOP des Prés-Salés de la baie de Somme est officiellement lancée. Après la période de pâturage, le processus d’abattage des jeunes moutons commence, suivi de la consommation de leur viande. Roland Moitrel, éleveur à Saint-Valery-sur-Somme, a déclaré que « ça s’annonce bien, nous sommes confiants ». Il dirige également l’association de défense de l’Appellation d’origine protégée (AOP) des Prés-Salés de la baie de Somme, certification obtenue en 2007. Dix éleveurs font partie de ce groupement, répartis sur près de 1 200 hectares.
Les éleveurs collaborent directement avec trois chevillards, des grossistes habilités à abattre les animaux, qui revendent ensuite la viande principalement aux boucheries et restaurants. La mise en vente arrive après la période de pâturage, durant laquelle les animaux ont dû pâturer au minimum 75 jours, ce qui contribue à la tendreté de la viande.
Les fortes chaleurs des dernières semaines ont éprouvé les animaux. Roland Moitrel a noté qu’il a fait très chaud, ce qui a pu impacter les bêtes, mais il as qu’il n’y aura pas de risques sur la qualité de la viande.
Reine-Marie Gallemant, bouchère à Noyelles-sur-Mer, a exprimé sa satisfaction de remplir ses étals de côtelettes et de gigots, ajoutant que « c’est une viande très goûteuse, ça donne un goût iodé et salé ». Les livraisons se feront chaque semaine, et elle souligne que les agneaux sont de bonne qualité cette année.
Le prix de la viande est fixé à environ 40 euros le kilo pour la boucherie. Malgré cela, les produits attirent de plus en plus les touristes, notamment des Parisiens et des Belges. Frédéric Briet, second de cuisine à l’hôtel de la Terrasse à Fort-Mahon-Plage, a également noté que la demande est forte, avec des commandes régulières pour travailler chaque partie de l’animal.
Les chefs préparent divers plats à partir de cette viande, dont le navarin, un ragoût traditionnel d’agneau et de légumes. L’enthousiasme pour ce produit d’exception est partagé par les éleveurs et les restaurateurs, qui constatent un intérêt croissant pour cette spécialité régionale.
Source : France 3 Régions
