Appel au rassemblement le 22 mai : Mouv’Enfants assigné en référé par Edgar Moulin
Le 22 mai prochain, l’association Mouv’Enfants se rassemblera devant le tribunal de Paris pour soutenir l’exemplarité des représentants politiques et revendiquer l’inéligibilité des élus condamnés pour violences sexuelles, pédocriminalité et violence conjugale. Cet événement fait suite à une assignation en référé intentée par Edgar Moulin.
Lors des élections municipales, Mouv’Enfants avait dénoncé la candidature d’un individu face à des mises en examen pour des faits graves, incluant le viol, la détention et la consultation d’images pédopornographiques, ainsi que le proxénétisme et d’autres infractions liées à l’exploitation sexuelle.
L’association souligne que la candidature d’une personne poursuivie pour de tels actes constitue une rupture avec l’exigence d’exemplarité attendue par la population. En tant qu’acteur engagé dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants, Mouv’Enfants considère que cette assignation doit servir de catalyseur pour une mobilisation collective et politique.
La question centrale soulevée par cette procédure est la suivante : peut-on accepter que des individus poursuivis ou condamnés pour des violences sexuelles puissent occuper des fonctions publiques ? Pour y répondre, Mouv’Enfants travaille actuellement sur une proposition de loi visant à instaurer l’inéligibilité des candidats condamnés pour de telles infractions.
Le rassemblement du 22 mai sera l’occasion de porter cette exigence démocratique, de protéger la parole des victimes et de rappeler que les mandats politiques ne doivent pas servir de refuge à ceux qui incarnent ces violences. L’association appelle à une large mobilisation pour faire entendre cette voix et obtenir le soutien du public.
Le programme de la journée prévoit, à 9h, une action devant le tribunal, suivie à 10h30 de prises de parole autour de la proposition de loi sur l’inéligibilité obligatoire pour les élus condamnés pour violences faites aux enfants et violences sexuelles.
Mouv’Enfants invite le public à participer à cet événement et à signer une pétition visant à promouvoir cette proposition de loi, qui nécessite au moins 100 000 signatures pour qu’un débat législatif soit ouvert.
Source : Mouv’Enfants
