Médias : comment les rédactions font-elles face à l’intelligence artificielle ?
Le 18 juin 2026, une manifestation s’est tenue à Paris pour défendre une presse en crise, où plusieurs slogans, tels que « ChatGPT a-t-il sa carte de presse ? », ont mis en lumière les préoccupations liées à l’intelligence artificielle (IA) générative. Les syndicats de journalistes et des métiers de la presse, initiateurs de cette mobilisation, ont exprimé leur désir de voir l’utilisation de l’IA « strictement encadrée » et ont averti qu’elle ne devrait pas être utilisée comme justification pour la suppression de postes.
Dans un contexte où la digitalisation et l’automatisation prennent de l’ampleur, les rédactions font face à des défis majeurs. De nombreuses entreprises de presse explorent des solutions basées sur l’IA pour améliorer leur efficacité, mais cette transition soulève des inquiétudes quant à l’avenir de l’emploi dans le secteur. Les journalistes craignent que l’IA ne remplace certaines tâches, réduisant ainsi le besoin de personnel humain.
Selon une étude de l’INSEE, le secteur des médias a déjà connu une baisse d’environ 20 % de ses effectifs au cours de la dernière décennie. Cette tendance pourrait s’accentuer si l’IA n’est pas intégrée de manière réfléchie et éthique. Les syndicats insistent sur la nécessité de régulations claires pour protéger les emplois tout en permettant l’innovation.
La conséquence directe de cette dynamique pourrait être une redéfinition des rôles au sein des rédactions, où les journalistes pourraient être amenés à travailler en collaboration avec des outils d’IA, plutôt que de les voir comme des concurrents.
Source : INSEE
