Deux personnes en rémission d’une maladie auto-immune grave grâce à des cellules souches

Rémission de deux patients atteints de neuromyélite optique grâce à des cellules souches

Un homme et une femme, tous deux atteints d’une maladie auto-immune rare, la neuromyélite optique (NMO), sont en rémission depuis quinze ans après avoir reçu une transplantation de cellules souches. Cette avancée médicale est rapportée dans un article de la revue britannique Nature, qui fait écho à une étude de cas publiée dans Med le 15 juin.

La NMO fait partie des maladies inflammatoires démyélinisantes du système nerveux central. Bien que souvent confondue avec la sclérose en plaques, elle se distingue par ses effets sur les nerfs optiques et la moelle épinière, provoquant des symptômes tels que douleurs oculaires, perte de la vision, et paralysie des membres. Les épisodes de la maladie peuvent durer de quelques jours à plusieurs mois, avec une détérioration progressive de l’état des patients.

Actuellement, des traitements médicamenteux existent pour prévenir ces épisodes, mais ils n’ont pas été efficaces pour ces deux patients. L’équipe italienne qui les a suivis a alors proposé une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques, un traitement inédit pour la NMO.

Des cellules souches compatibles ont été prélevées chez des donneurs, puis transférées aux patients après une chimiothérapie visant à éliminer les cellules produisant des anticorps nuisibles. Après la transplantation en 2009, l’homme a connu une amélioration significative de ses fonctions neurologiques et mène désormais une vie normale, ayant même eu deux enfants. La femme, quant à elle, a amélioré l’utilisation de ses bras depuis son allogreffe en 2010.

Jiao Jiao Li, ingénieure biomédicale à l’université de technologie de Sydney, souligne que bien que cela ne soit pas un remède miracle, le traitement a résolu le problème causé par la maladie pendant une longue période. Bruce Milthorpe, également chercheur à Sydney, avertit qu’il est prématuré de conclure que ce type de greffe convient à tous les patients atteints de NMO, surtout en raison des défis liés à la compatibilité des donneurs. Toutefois, il estime que cette étude pourrait ouvrir la voie à des recherches cliniques plus larges.

Source : Nature, étude publiée dans Med.

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