Un chercheur de la NASA confirme l’existence d’objets lumineux préhistoriques liés aux essais nucléaires
Entre 1949 et 1957, des sources lumineuses inhabituelles ont été observées sur des plaques photographiques astronomiques, avant l’ère des satellites. Un chercheur retraité de la NASA, Ivo Busko, a récemment validé que ces objets transitoires ne sont probablement pas des défauts de plaques photographiques, et qu’ils semblent corrélés avec les essais nucléaires atmosphériques de la Guerre froide.
Le projet VASCO — Vanishing & Appearing Sources during a Century of Observations — a recensé ces sources lumineuses qui ont disparu ou varié anormalement au cours des dernières décennies. Une étude s’est concentrée sur des phénomènes capturés par l’observatoire Palomar entre novembre 1949 et avril 1957. Ces sources apparaissaient sur des images prises lors d’expositions de moins de 50 minutes, mais étaient absentes des images antérieures et postérieures. Aucune explication classique, comme les lentilles gravitationnelles ou les sursauts gamma, ne peut rendre compte de ces observations.
Pour évaluer la nature de ces phénomènes, Busko a analysé des plaques photographiques d’anciens télescopes allemands. En examinant 532 paires de plaques de 1934 à 1957, il a identifié 11 événements transitoires. Ces phénomènes présentent une signature optique indicative de la lumière ayant réellement traversé le télescope, excluant ainsi l’hypothèse d’artefacts photographiques.
Ces 11 événements sont également intrigants par leur distribution non uniforme dans le ciel, se concentrant dans deux régions spécifiques entre 1949 et 1953. Une étude antérieure a révélé que ces phénomènes sont moins fréquents dans l’ombre de la Terre, suggérant qu’ils pourraient être des objets réels en orbite réfléchissant la lumière solaire.
Concernant le lien potentiel avec les essais nucléaires, entre 1951 et 1957, au moins 124 essais ont été réalisés par les États-Unis, l’Union soviétique et le Royaume-Uni. Plusieurs des phénomènes observés coïncident chronologiquement avec des essais majeurs de 1951 et 1953. Le rayonnement Tcherenkov, produit par les radiations nucléaires, a été observé après certains essais, renforçant cette hypothèse sans toutefois l’établir de manière formelle.
Busko a écarté l’hypothèse des astéroïdes, affirmant qu’aucun flou n’est visible sur les expositions, et qu’aucun astéroïde n’était présent dans les zones concernées à ces moments-là. Il suggère que des études complémentaires sont nécessaires pour explorer ces objets potentiels réfléchissant la lumière solaire à proximité de la Terre, en lien avec les essais nucléaires.
L’étude est publiée sur arXiv.
(Source : Science Post)
