Marchés financiers : pourquoi les Bourses ne surréagissent pas, malgré les tensions au Moyen-Orient ? – franceinfo

Marchés financiers : pourquoi les Bourses ne surréagissent pas, malgré les tensions au Moyen-Orient ?

Après une brève accalmie mercredi, les prix du pétrole ont à nouveau augmenté jeudi, marquant le sixième jour de la guerre au Moyen-Orient. À l’inverse, les Bourses mondiales ont enregistré des baisses, témoignant d’une volatilité persistante sur les marchés.

Les Bourses de Paris et de Londres ont chuté de 1,5 %, tandis que celles de Francfort et de Milan ont perdu 1,6 %. À New York, l’indice Dow Jones a cédé 1,6 %, après avoir connu une chute de plus de 2 % au cours de la séance. Bien que la situation ne ressemble pas à un krach financier, les investisseurs semblent perdus. Les indices boursiers continuent d’être volatils : les opérateurs attendent de voir comment le conflit évolue. Au fil des jours, les marchés tentent d’intégrer l’hypothèse d’un apaisement des tensions géopolitiques.

Une légère reprise des marchés a été observée en milieu de semaine, suite à des informations selon lesquelles l’Iran pourrait abandonner son programme nucléaire si les États-Unis proposaient un accord suffisamment attractif. Toutefois, un regain d’optimisme pourrait rapidement s’estomper si Washington contredisait ces déclarations. L’incertitude entourant les actions et déclarations de Donald Trump est une variable que les marchés redoutent.

Ce qui préoccupe le plus les investisseurs n’est pas tant l’intensité de la guerre que sa durée. Pour le moment, les entreprises montrent une certaine résilience, mais au-delà de deux ou trois semaines, la situation pourrait changer.

Actuellement, aucun krach financier n’est à prévoir. Les investisseurs retirent leurs fonds des marchés actions pour se tourner vers des valeurs refuges, comme l’or et l’argent, dont les prix sont en hausse. Par ailleurs, les obligations d’État, des titres de dette émis par les pays pour financer leurs déficits, deviennent plus attractives. Cependant, cela entraîne une augmentation des taux auxquels les marchés rachètent ces dettes.

En conséquence, les taux augmentent, et la France doit rembourser sa dette à un coût de plus en plus élevé. Vendredi, le taux sur les emprunts à dix ans s’élevait à 3,43 %, en hausse par rapport à 3,35 % mercredi. Une étape cruciale se profile ce vendredi, lorsque l’agence de notation Fitch annoncera si elle révise la note de la dette souveraine de la France. Ce verdict est attendu avec impatience au ministère de l’Économie et des Finances.

Source : Franceinfo

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