La reprise du marché immobilier de courte durée
Le marché immobilier français connaît une nouvelle contraction après un rebond en 2025. La Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim) estime que le nombre de transactions devrait atteindre entre 900.000 et 920.000 ventes d’ici la fin de l’année 2026, en baisse par rapport aux 952.000 transactions enregistrées en 2025.
Lors d’une conférence de presse, les professionnels de l’immobilier ont exprimé leur inquiétude face à cette tendance. « C’est une véritable paupérisation de l’accession à la propriété qui est en marche », a déclaré Loïc Cantin, président de la Fnaim. Le nombre de transactions a chuté de 17.000 en seulement deux mois, passant de 958.000 ventes à la fin février à 941.000 au printemps.
Contexte économique
Cette baisse des transactions intervient dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, conséquence des décisions de la Banque centrale européenne (BCE). Les taux sont passés de 3,05 % en juin 2025 à 3,25 % récemment, ce qui affecte le pouvoir d’achat des ménages. Les experts s’attendent à une augmentation continue des taux, bien qu’ils ne devraient pas atteindre les niveaux de 2023, où ils avaient dépassé les 4 %.
Données et statistiques
La Fnaim prévoit une diminution des ventes de 5 % cette année, avec un total de 900.000 à 920.000 transactions pour 2026. En outre, la durée moyenne d’emprunt est de 22,6 ans, et plus de la moitié des crédits contractés atteignent la durée maximale de 25 ans. L’apport personnel des acheteurs est d’environ 20 %.
Conséquences
Cette situation met en lumière une contraction du pouvoir d’achat, surtout pour les ménages aux revenus inférieurs à 50.000 euros par an. Les acheteurs, surtout ceux de la classe moyenne, semblent de plus en plus exclus du marché immobilier, ce qui pourrait avoir des répercussions sur l’accession à la propriété en France.
Source : Fnaim