C’est une économie de crise qui s’engage : face à la canicule, les urgences en surchauffe
La canicule actuelle a des conséquences alarmantes sur la santé publique. Les appels au SAMU ont enregistré une augmentation de plus de 30 % ces derniers jours, provoquant une saturation des urgences. L’hôpital de Saclay, situé en Essonne, a observé une hausse de 50 % du nombre de patients.
Les services d’urgences sont confrontés à un afflux de patients, souvent âgés, souffrant des effets de la chaleur. Ilda, 75 ans, témoigne : « Depuis hier je ne suis pas bien. Mais là, vraiment, je me dis : il faut aller aux urgences ». Le 20 juin, l’hôpital a enregistré un record de 170 patients en une seule journée. Le docteur Nicolas Gonzalez, chef des urgences, souligne que l’activité a déjà dépassé 50 % depuis ce matin en termes d’entrées.
Pour faire face à cette situation critique, l’hôpital de Paris-Saclay a mobilisé 80 000 euros pour recruter des renforts, incluant des intérimaires et du personnel d’autres services. « C’est une économie de crise qui s’engage pour les 10 à 15 prochains jours », déclare le docteur Gonzalez.
La température dans les ambulances doit être surveillée de près, car des températures dépassant 32,5 °C compromettent l’efficacité des médicaments. Une cellule de crise a été mise en place, se réunissant quotidiennement pour anticiper les effets de la canicule, notamment en matière de décès. La chambre mortuaire de l’hôpital, qui ne dispose que de trois places, pourrait rapidement devenir insuffisante dans le contexte d’une population vieillissante.
Cédric Lussiez, directeur général du groupe hospitalier Nord Essonne, insiste sur la nécessité de maintenir des capacités d’accueil dignes pour les familles en deuil. La principale inquiétude demeure la durée de cette canicule, qui pourrait aggraver la crise sanitaire actuelle.
Source : Franceinfo
