Affaire Lyhanna: de premières sanctions prononcées après la publication d'un rapport d'inspection

Affaire Lyhanna : premières sanctions après la publication d’un rapport d’inspection

Un rapport d’inspection publié ce lundi a révélé plusieurs défaillances au sein du système judiciaire français, en lien avec l’affaire Lyhanna. En conséquence, le gouvernement a prononcé des sanctions à l’encontre d’une magistrate et de deux gendarmes du Gers.

Le 22 juin, le gouvernement a annoncé ces premières sanctions immédiatement après la publication des conclusions d’un rapport déclenché par la mort de la jeune Lyhanna, mettant en lumière de nombreux dysfonctionnements. Les rapporteurs ont souligné que « l’urgence n’a pas été prise en compte », pointant du doigt les erreurs des enquêteurs, gendarmes et parquet.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis de ne pas se « défausser » face à « une vérité d’une extrême gravité » révélée par l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) et celle de la justice (IGJ). Son ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et le garde des Sceaux ont annoncé des enquêtes administratives, ainsi que des sanctions immédiates. Laurent Nuñez a requis la « mutation d’office » du directeur d’enquête et du commandant de compagnie de Condom, les plaçant dans des postes sans lien avec la police judiciaire.

Gérald Darmanin a exprimé son intention d’imposer des sanctions proportionnelles aux défaillances observées, notamment à l’égard du substitut du procureur d’Auch. Avant même les conclusions de l’enquête administrative, il a retiré à cette magistrate son habilitation à traiter des dossiers concernant des mineurs.

Les syndicats de magistrats ont critiqué le manque de moyens alloués à un système judiciaire déjà surchargé. Le rapport, très attendu, évoque « un cumul de pertes de temps et une absence de suivi de procédure » dans l’affaire, selon Stéphane Nöel, chef de l’IGJ.

Jérôme Barella, suspect dans le viol et la mort de Lyhanna, n’avait jamais été inquiété, malgré des plaintes antérieures pour des violences sexuelles sur des enfants. Le rapport indique que ces plaintes n’ont pas été traitées comme prioritaires.

La mort de Lyhanna a suscité des mobilisations pour une meilleure protection des victimes de violences sexuelles et sexistes. Le gouvernement s’engage à réexaminer 70 000 dossiers de plaintes touchant des enfants, avec un objectif de résultats d’ici le 14 juillet.

Source : BFMTV.

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