Microplastiques, PFAS… Comment les stations d’épuration vont devoir s’adapter aux nouvelles pollutions

Microplastiques, PFAS… Comment les stations d’épuration vont devoir s’adapter aux nouvelles pollutions

Que devient l’eau une fois qu’elle s’écoule par la bonde de l’évier ou de la douche, qu’elle est évacuée par les tuyaux du lave-linge, ou aspirée par la chasse d’eau ? Pour le comprendre, rendons-nous à la station d’épuration de Saint-Thibault-des-Vignes, en Seine-et-Marne. C’est l’une des quinze plus grandes de l’Hexagone. Exploitée par la société Marneo (groupe Saur), elle traite les eaux usées de 350 000 habitants du département et de 20 000 entreprises, telles que William Saurin ou le parc Disneyland Paris.

Les stations d’épuration, conçues pour traiter les polluants organiques et microbiologiques, doivent désormais faire face à des défis supplémentaires. Les microplastiques et les substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS) se révèlent particulièrement problématiques. Ces composés, présents dans de nombreux produits de consommation, échappent souvent aux traitements traditionnels, nécessitant une adaptation des infrastructures.

Selon une étude de l’INSEE, environ 80 % des eaux usées contiennent des microplastiques. Les stations d’épuration devront ainsi investir dans des technologies avancées, telles que l’ozonation ou les membranes filtrantes, pour améliorer leur efficacité dans l’élimination de ces contaminants. En parallèle, des réglementations de plus en plus strictes sur les PFAS incitent les gestionnaires à repenser leurs procédés.

Cette évolution est d’autant plus cruciale que les conséquences de la pollution des eaux peuvent avoir des répercussions sur l’environnement et la santé publique. Les stations d’épuration se trouvent donc à un carrefour décisif, où la nécessité d’une mise à niveau des infrastructures est impérative pour répondre aux enjeux environnementaux contemporains.

Source : INSEE

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