Carburant : Qui a droit à l’aide « grand rouleur » et comment l’obtenir
À partir du mercredi 27 mai, près de trois millions de Français pourront bénéficier d’une nouvelle aide destinée aux salariés modestes, dénommée « grand rouleur ». Cette indemnité exceptionnelle de 100 € vise à compenser la hausse persistante des prix des carburants, équivalant à environ 20 centimes par litre pour six mois de consommation moyenne, selon le gouvernement.
Pour être éligible, plusieurs conditions doivent être remplies. Le demandeur doit utiliser son véhicule personnel et habiter à plus de 15 kilomètres de son lieu de travail ou parcourir plus de 8 000 kilomètres par an dans le cadre de son activité professionnelle. En outre, le bénéficiaire doit résider en France, être né avant 2009 et avoir été fiscalement domicilié en France pour l’année 2024. Les revenus du foyer sont également pris en compte : une personne célibataire sans enfant ne doit pas dépasser 1 906 € brut par mois, tandis que pour un couple avec deux enfants, le plafond est fixé à 5 717 € brut mensuels. De manière générale, l’aide s’adresse aux foyers dont le revenu fiscal de référence par part ne dépasse pas 16 880 €.
Les types de véhicules éligibles incluent les deux, trois ou quatre-roues, à condition qu’ils soient thermiques ou hybrides non rechargeables. Les quadricycles lourds à moteur, les engins agricoles, les poids lourds ainsi que les véhicules de fonction ou de service ne peuvent pas bénéficier de cette aide.
La demande doit être effectuée en ligne via un formulaire disponible sur le site des impôts. Les candidats devront fournir des informations telles que leur état civil, leur numéro fiscal, ainsi que les numéros d’immatriculation et de la carte grise de leur véhicule. Si le dossier est validé, le versement de l’aide interviendra dans un délai d’environ dix jours, et cette indemnité ne pourra être accordée qu’une seule fois par véhicule.
Concernant le critère du kilométrage, l’administration s’appuie sur une déclaration initiale du demandeur, mais des contrôles pourront être réalisés après coup. Les bénéficiaires doivent conserver tous les justificatifs prouvant leur éligibilité pendant cinq ans. En cas de fausse déclaration, les sommes versées pourront être récupérées avec une majoration de 50 %, pouvant atteindre 100 % en cas de fraude avérée.
Source : La Croix