Royaume-Uni : Qui est Andy Burham, favori pour succéder à Keir Starmer comme Premier ministre ?

Royaume-Uni : Qui est Andy Burnham, favori pour succéder à Keir Starmer comme Premier ministre ?

Ce lundi matin, le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé sa démission, une décision qui survient alors qu’il se trouve en position de faiblesse dans les sondages et lors des élections. Starmer a vu ses deux années de mandat marquées par des renoncements et des échecs électoraux, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux candidats au sein du Parti travailliste.

Parmi les prétendants, Andy Burnham, maire travailliste du Grand Manchester, a récemment remporté une victoire nette lors de la législative partielle de Makerfield le 19 juin, battant son principal adversaire, Robert Kenyon de Reform UK, avec une avance de 20 points, alors que les sondages prédisaient un résultat plus serré. Cette dynamique pourrait le propulser vers le 10 Downing Street, d’autant plus qu’il a déjà confirmé sa candidature et obtenu le soutien de Wes Streeting, ancien ministre de la Santé.

Plusieurs fois au gouvernement

Né en 1970 près de Liverpool, Andy Burnham, fils d’un ingénieur télécoms et d’une réceptionniste, a grandi près de Warrington. Malgré un intérêt pour la politique dès son jeune âge, il a d’abord travaillé dans les médias. Il a été assistant de la députée Tessa Jowell avant de devenir député à la Chambre des Communes de 2001 à 2016. Au cours de cette période, il a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement, notamment celui de secrétaire en Chef du Trésor, secrétaire d’État à la Culture, puis secrétaire d’État à la Santé sous Gordon Brown.

Élu maire du Grand Manchester en 2017, Burnham avait tenté de prendre la direction du Labour Party en 2010 et 2015, mais sans succès.

Un élu de « gauche modérée »

À 56 ans, Burnham se positionne à l’aile gauche du Parti travailliste. Il a récemment déclaré que sa victoire à Makerfield représentait un « tournant » pour son parti et une « dernière chance » de répondre aux attentes des électeurs. Il a souligné la nécessité d’une économie fonctionnelle pour tous, de la réduction des coûts des transports et des factures d’énergie, ainsi que de la réindustrialisation du Nord du pays.

Surnommé le « roi du nord », Burnham a consolidé sa popularité en se présentant comme le porte-parole des villes du Nord, particulièrement durant la pandémie de Covid-19, où il a critiqué la gestion centralisée des restrictions.

Le modèle économique mancunien sur tout le pays ?

Burnham propose un transfert de pouvoirs vers les grandes régions, comme celle de Manchester, où il a instauré un réseau de transport intégré à gouvernance locale. Cela inclut un tarif plafonné à 2 livres pour les transports, géré par la région afin d’asr la cohésion sociale et l’attractivité économique.

Sous sa direction, Manchester a opéré une transformation significative, passant d’une ville industrielle à une métropole dynamique en culture, éducation et sport, attirant ainsi des investissements privés.

La situation actuelle du Parti travailliste et la montée en puissance d’Andy Burnham pourraient redéfinir le paysage politique britannique dans les mois à venir.

Source : 20 Minutes

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