Xénophobie en Afrique du Sud: les opérations de rapatriement volontaire de migrants se poursuivent

Xénophobie en Afrique du Sud : les opérations de rapatriement volontaire de migrants se poursuivent

Publié le : 22/06/2026 – 09:59
Modifié le : 22/06/2026 – 10:14

Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

En Afrique du Sud, les opérations de rapatriement volontaire continuent, orchestrées par plusieurs pays pour leurs ressortissants craignant des représailles. À l’approche du 30 juin, date à laquelle diverses organisations militantes contre l’immigration illégale prévoient de nouvelles actions, de nombreux immigrés cherchent à quitter le pays.

Des pays comme le Ghana, le Mozambique, le Nigeria et la Zambie ont déjà facilité le retour de centaines de leurs citoyens. Des incidents liés à des tensions xénophobes ont entraîné la mort de trois étrangers, tous Africains, cette année, selon les autorités sud-africaines.

Dans la ville du Cap, plusieurs centaines de Zimbabwéens se sont récemment rassemblés devant leur consulat, demandant à être rapatriés, ne se sentant plus en sécurité. Après plusieurs jours passés dans le froid hivernal, les opérations de retour ont finalement commencé.

Une manifestation dégénère dans l’est du pays

À Durban, la situation est encore plus préoccupante, avec environ 10 000 Malawiens ayant quitté leurs domiciles pour camper dans un espace communautaire surpeuplé. Selon les autorités, 5 000 personnes ont déjà été rapatriées, et un second site a été établi pour accueillir ceux qui attendent. De nouveaux ressortissants de la région continuent d’affluer, suite à une manifestation qui a dégénéré le 19 juin à Pietermaritzburg, où un Malawien de 29 ans a perdu la vie.

À la mi-juin, plus de 2 700 étrangers avaient déjà été volontairement renvoyés dans leur pays d’origine, en réponse aux annonces du président Cyril Ramaphosa, qui a promis de renforcer les contrôles contre l’emploi de personnes en situation irrégulière.

L’Afrique du Sud est en proie à des manifestations appelant au départ des immigrés clandestins, certaines fixant le 30 juin comme un ultimatum, en dehors de toute légalité. Plus de trois millions d’étrangers vivent actuellement en Afrique du Sud, représentant 5,1 % de la population, selon l’agence nationale de statistiques et le dernier recensement de 2022.

Source : RFI

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