Don d’organes : « Il y a une réticence chez les plus jeunes couches de la société », alerte l’Agence de biomédecine
« Il y a presque 12 000 patients en attente active de greffe », rappelle Benoit Averland, directeur de la Direction du prélèvement et de la greffe d’organes à l’Agence de biomédecine, lors d’une intervention sur France Inter.
Lors de la journée nationale du don d’organes, Benoit Averland a souligné une préoccupation croissante : « Il y a une forme d’opposition ou de réticence chez les plus jeunes couches de la société qui sont les donneurs de demain. » Les jeunes générations expriment des craintes, notamment celle de « se tromper » dans leur choix et de « ne pas respecter le corps. » Pour contrer ces appréhensions, l’Agence de biomédecine investit dans les réseaux sociaux afin d’informer et de sensibiliser sur l’importance du don d’organes, considérant cela comme une question de solidarité.
La législation française stipule que chacun est présumé donneur à sa mort, sauf en cas de refus exprimé de son vivant. Toutefois, les équipes médicales se tournent vers les proches pour obtenir des confirmations, ce qui peut entraîner des oppositions en cas de doute. Selon l’Agence de biomédecine, bien que 80 % des Français soient favorables au don d’organes, il est crucial d’exprimer clairement sa position.
Benoit Averland insiste sur la nécessité d’augmenter l’accès à la greffe pour « tous les organes », rappelant l’urgence de la situation : « Il y a presque 12 000 patients en attente active de greffe. » En 2025, 966 malades sont décédés, faute de greffe, malgré un record de greffes d’organes réalisé cette même année.
Source : France Inter, Agence de biomédecine.