Qualification arrachée en pleine guerre, préparation délocalisée en Espagne. Le long chemin de l'Irak pour retrouver le Mondial quarante ans après

Qualification arrachée en pleine guerre, préparation délocalisée en Espagne : L’Irak retrouve le Mondial 40 ans après

Dernière équipe qualifiée, l’Irak participe à la deuxième Coupe du monde de son histoire. Après leur défaite face à la Norvège, les joueurs de Graham Arnold affrontent, lundi, les Bleus.

Le 31 mars 2026, l’équipe irakienne a réussi à décrocher sa qualification pour le Mondial 2026, plongeant le pays dans une euphorie collective. Cette qualification est d’autant plus significative qu’elle est survenue après une campagne de qualification marquée par des défis considérables, notamment le contexte de guerre au Moyen-Orient.

Malgré une préparation difficile, marquée par des déplacements compliqués, l’Irak a réussi à se qualifier en battant la Bolivie 2-1 lors d’un barrage intercontinental. Ce match a eu lieu après un périple de près de 68 heures pour l’équipe, dont 26 heures en bus de Bagdad à Amman, et 28 heures d’attente en Jordanie en raison des bombardements à proximité. Le sélectionneur Graham Arnold a souligné la combativité de ses joueurs, qui ont fait preuve d’une résilience exceptionnelle face à des conditions adverses.

Pour s’entraîner avant le Mondial, l’équipe a été délocalisée en Espagne, un choix motivé par l’instabilité en Irak. Le gouvernement irakien a même affrété un vol spécial pour transporter les joueurs à Gérone. En Espagne, l’équipe a disputé deux matches amicaux, remportant un match contre Andorre (1-0) et obtenant un nul contre une équipe d’Espagne remaniée (1-1).

À leur arrivée aux États-Unis, le 5 juin, les joueurs ont rencontré de nouveaux obstacles, notamment des retards à l’aéroport de Chicago. De plus, le défenseur Ahmed Yahya a déclaré forfait pour le tournoi en raison d’une bles.

L’Irak se retrouve dans un groupe difficile, comprenant la Norvège, la France et le Sénégal. Son objectif est clair : obtenir ses premiers points en Coupe du monde et rendre fière une nation de 46 millions d’habitants. Graham Arnold a exprimé sa volonté de voir ses joueurs se battre avec la mentalité irakienne de battants.

Cette qualification, après 40 ans d’absence de la Coupe du monde, marque un moment historique pour l’Irak, illustrant à la fois la passion du pays pour le football et la détermination de ses joueurs à surmonter des défis sans précédent.

Source : Franceinfo

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