La canicule peut-elle devenir un nouvel indicateur de croissance ?
Les fortes chaleurs n’ont pas seulement des conséquences sur la santé. Selon plusieurs études, les écarts de température influencent aussi la productivité, la consommation et l’activité de nombreuses entreprises. Au point que de nombreux secteurs intègrent la météo dans leurs stratégies économiques.
L’été arrive et, avec lui, les fortes chaleurs font leur retour sur une grande partie de la France. Si ces épisodes soulèvent des enjeux de santé publique, ils peuvent également avoir des conséquences économiques. Une question émerge : la météo pourrait-elle un jour être considérée dans le calcul du PIB, c’est-à-dire de la richesse produite par un pays sur une année ?
Le Massachusetts Institute of Technology (MIT) a étudié ce sujet et a conclu que lorsque les températures s’éloignent des normales de saison, l’économie en ressent les effets. Les chercheurs ont analysé des données sur près de 40 ans et ont trouvé que la productivité d’un pays peut diminuer d’environ 1,5 à 2 % par degré supplémentaire lorsque les températures dépassent de 5 à 10 °C les normales de saison. Ce constat est également valable pour les périodes de froid intense.
Environ 70 % des entreprises françaises sont considérées comme « météo-sensibles », ce qui signifie que leur organisation ou leur production dépend directement des conditions climatiques. Des cabinets spécialisés en « météo-marketing » déterminent les seuils de température qui influencent les comportements d’achat des consommateurs. Par exemple, la consommation de bière ou de vin rosé augmente lorsque le thermomètre dépasse 22 °C.
Pour de nombreux secteurs et entreprises, le thermomètre est devenu un indicateur économique crucial, alors que les variations de température continuent de se multiplier.
Source : MIT
