Bally Bagayoko défend ses propos sur la Marseillaise
Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a clarifié ses récentes déclarations concernant le sifflement de la Marseillaise, qu’il a qualifié de « droit à la réplique populaire ». Ces propos, tenus le 16 juin dans le journal l’Opinion, ont suscité des critiques, notamment de la part de membres de la droite et de l’extrême droite.
Dans une interview accordée à RMC le 21 juin, Bagayoko a expliqué qu’il ne soutenait pas l’incitation à siffler l’hymne national, mais qu’il cherchait à comprendre les raisons qui poussent certains Français à le faire. Il a déclaré : « Expliquer un phénomène n’a jamais signifié l’encourager. »
Le maire a également souligné son attachement aux valeurs républicaines, affirmant : « Je n’ai pas de leçon à recevoir sur mon appartenance aux valeurs de la République. » Il a insisté sur la nécessité d’interroger les motivations derrière ces sifflements, observant qu’ils se produisent souvent dans des contextes de grande affluence, comme dans les stades de football.
Bien que le sifflement de la Marseillaise soit illégal depuis 2003, passible d’une amende de 7.500 euros, Bagayoko a remis en question l’application de cette loi, en demandant : « Citez-moi un spectateur qui a été condamné pour avoir sifflé la Marseillaise ? Il n’en existe pas. »
En conclusion, Bally Bagayoko a exprimé son souhait de comprendre ces comportements sans pour autant les justifier, affirmant : « Je condamne. Je ne suis pas pour qu’on siffle la Marseillaise, je ne l’ai jamais fait. Il faut cesser l’hypocrisie. »
Source : RMC
