Chaleur dans les écoles : une circulaire « dangereuse », selon deux syndicats bruxellois

Chaleur dans les écoles : une circulaire « dangereuse », selon deux syndicats bruxellois

Alors que la semaine à venir s’annonce particulièrement chaude avec un avertissement code « jaune » de l’IRM pour tout le pays, des acteurs de l’enseignement expriment leurs inquiétudes concernant la faisabilité des cours et examens dans des bâtiments scolaires souvent vétustes. Les syndicats CSC Enseignement Bruxelles et CGSP Enseignement Bruxelles critiquent une circulaire de la ministre Valérie Glatigny, publiée il y a un mois, qui encadre « l’organisation scolaire en cas de circonstances exceptionnelles ». Selon ces deux organisations, cette circulaire « vise à maintenir à tout prix les élèves et les enseignants en classe, même sous des températures inhumaines », une affirmation que le cabinet de la ministre conteste.

La circulaire 9730 établit des directives pour adapter la vie scolaire lors de phénomènes climatiques extrêmes. En cas de canicule, elle se base sur les niveaux d’avertissement de l’IRM (vert, jaune, orange, rouge) en fonction des températures attendues. Pour le code jaune, il est recommandé de regrouper les élèves dans les locaux les plus frais, d’augmenter leur hydratation et d’éviter l’exposition au soleil. À des températures maximales de 35°C (niveau orange) et au-delà de 40°C (niveau rouge), des mes supplémentaires, comme l’allègement des horaires de l’après-midi et la suspension des activités non essentielles, sont suggérées.

Les syndicats mettent en garde contre un potentiel abus de la circulaire par les employeurs pour imposer la tenue des cours dans des conditions dangereuses pour la santé des élèves et des enseignants. Ils soulignent que la circulaire considère que 30°C en classe est encore un « niveau vert », ce qui pourrait inciter à maintenir les cours dans des conditions inacceptables.

De plus, de nombreux bâtiments scolaires sont qualifiés de « passoires énergétiques », et les cours de récréation sont souvent des îlots de chaleur. Le code du bien-être au travail stipule que l’employeur doit intervenir lorsque le stress thermique dépasse un certain seuil, mesuré en Wet Bulb Globe Temperature (WBGT). Les syndicats estiment que ce seuil sera probablement dépassé dans des classes exposées au soleil.

En conséquence, ils appellent les pouvoirs organisateurs à suspendre les cours dès que cette limite est atteinte et à fournir des thermomètres pour chaque classe afin d’asr la sécurité des élèves et des enseignants.

Source : Lesoir.be

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *