Les émotions comme vecteurs de résistance face aux politiques cruelles
Peut-on lutter contre des politiques cruelles tout en restant attachées à la vie et vulnérables ? C’est la question posée par l’anthropologue Chowra Makaremi dans son essai « Résistances affectives ». Elle y explore la possibilité de s’appuyer sur les émotions pour faire face à des politiques qui divisent et déshumanisent.
Contexte factuel
Dans son ouvrage, Chowra Makaremi évoque l’exclusion des mères athéniennes, qui n’avaient pas le droit de pleurer publiquement la mort de leurs fils soldats. Leur chagrin était perçu comme une menace pour l’équilibre de la démocratie. Makaremi relie cette histoire à des mouvements de résistance contemporains en Iran, en Afghanistan, aux États-Unis et en France, analysant leurs dimensions émotionnelles.
Données ou statistiques
Bien que l’ouvrage ne fournisse pas de chiffres précis, il fait référence aux travaux de Wilhem Reich, qui, en 1933, a examiné comment les émotions peuvent être captées et manipulées par les régimes fascistes pour diriger la colère et la frustration vers des « objets ciblés », comme les minorités.
Conséquence directe
Cette manipulation des émotions souligne l’importance de la résistance émotionnelle face aux politiques de la cruauté. Les mouvements récents tels que « Ni Una Menos » en Argentine ou « Black Lives Matter » aux États-Unis montrent que les émotions peuvent être un puissant moteur de changement social.
Source : Chowra Makaremi, « Résistances affectives ».