Et si vos vieux smartphones devenaient des serveurs plus écologiques ?
Les premières expérimentations menées sur le campus de l’Université de San Diego ont révélé un potentiel inattendu pour les anciens smartphones. Une grappe de 20 téléphones a réussi à gérer les soumissions d’une classe de plus de 75 étudiants, avec une latence inférieure à celle du backend AWS par défaut, lors d’une tâche de correction automatique de code. Forts de ces résultats, les chercheurs prévoient un déploiement de 2 000 appareils Pixel pour l’automne 2026, capables de prendre en charge une centaine de cours simultanément, équivalant ainsi à 50 serveurs standards. Le coût total de cette initiative est décrit comme « une fraction du prix habituel », un avantage accentué par la hausse actuelle des prix des puces mémoire et de stockage.
Ce projet soulève des questions sur la fiabilité des composants grand public soumis à un usage continu 24 heures sur 24. L’équipe de San Diego prévoit de mer la durabilité des appareils sous charge soutenue tout au long du déploiement. Par ailleurs, des chercheurs de l’université de Tartu, en Estonie, avaient mené une expérience en immergeant quatre smartphones Nexus, âgés d’une décennie, à 25 mètres de profondeur au large de Madère. Cette expérience, qui a duré huit heures, visait à reconnaître des espèces marines. Selon Huber Flores, professeur associé en informatique ubiquitaire à Tartu, ces processeurs mobiles sont optimisés pour éviter la surchauffe et sont particulièrement efficaces pour les applications nécessitant un traitement intensif de données.
Cette recherche ouvre la voie à une alternative plus écologique pour le traitement de données, en réutilisant des appareils souvent mis au rebut.
Source : Clubic