JD Vance veut ouvrir « une nouvelle page » avec Téhéran malgré de fortes tensions

JD Vance souhaite ouvrir « une nouvelle page » avec Téhéran malgré des tensions persistantes

Les discussions entre les États-Unis et l’Iran ont débuté dimanche en Suisse. Le vice-président américain, JD Vance, a exprimé sa volonté de « transformer fondamentalement » les relations entre les deux pays, bien que des divergences importantes demeurent concernant le nucléaire, le Liban et le détroit d’Ormuz.

Les négociations ont pris un tournant significatif au Bürgenstock, en Suisse, où les représentants des États-Unis et de l’Iran se sont réunis pour transformer le protocole d’accord signé quatre jours plus tôt en un accord de paix durable pour le Moyen-Orient. À l’ouverture des pourparlers, Vance a déclaré : « Nous espérons tourner une nouvelle page afin de transformer notre relation avec le peuple iranien », qualifiant ces discussions d’« historiques ».

Le sommet, soutenu par la médiation du Qatar et du Pakistan, vise à finaliser, dans un délai de soixante jours renouvelables, un accord sur le programme nucléaire iranien et la stabilité régionale.

Le nucléaire reste le principal point de blocage

Malgré cette initiative, les premiers échanges n’ont pas abordé la question nucléaire, selon la télévision d’État iranienne, qui a également rapporté que la délégation iranienne a refusé de poser pour une photographie commune avec les représentants américains. JD Vance a cependant précisé que les États-Unis sont prêts à établir une relation durable si les dirigeants iraniens renoncent à leur rôle de facteur d’instabilité régionale et abandonnent toute ambition d’armement nucléaire.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a réaffirmé que son pays ne cherchait pas à se doter de l’arme nucléaire, tout en défendant le droit de l’Iran à poursuivre l’enrichissement d’uranium.

Le Liban et Ormuz compliquent les discussions

Les négociations se déroulent dans un climat tendu, avec des combats persistants entre Israël et le Hezbollah au Liban, malgré une clause du protocole d’accord prévoyant la cessation des hostilités. Téhéran estime qu’aucun accord durable ne sera possible tant que les opérations militaires israéliennes se poursuivront. Le porte-parole de la diplomatie iranienne a averti qu’aucune avancée ne pourrait être réalisée sans un arrêt des combats.

JD Vance a exprimé son optimisme, affirmant que « des progrès considérables » avaient été réalisés pour stabiliser le cessez-le-feu, tandis que le porte-parole iranien a évoqué une « trêve fragile ».

Un autre point de tension est la fermeture du détroit d’Ormuz, annoncée par l’Iran en réponse aux combats au Liban. Ce détroit, par lequel transitent environ 20 % des hydrocarbures mondiaux, avait été rouvert dans le cadre du protocole d’accord avant d’être de nouveau fermé. Le commandement américain pour le Moyen-Orient a indiqué que ses forces demeurent « vigilantes », précisant que 55 navires marchands avaient franchi le détroit sans incident.

Source : La Tribune

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