En Bosnie, la rage de (re)vivre de Sarajevo qui retrouve les touristes
Sarajevo, la capitale de la Bosnie-Herzégovine, renoue avec le tourisme après des décennies marquées par les conflits. Les terrasses de cafés sont désormais pleines, et les rues sont animées par des visiteurs, des habitants et des membres de la diaspora. Ce retour à la vie est un contraste frappant avec les souvenirs du siège tragique de la ville, qui a duré 1 425 jours entre avril 1992 et février 1996, causant la mort de 11 541 personnes.
À la sortie du Musée des Crimes contre l’Humanité et du Génocide, les touristes sont accueillis par des scènes de convivialité : des couples profitent du narguilé dans des cours ombragées, tandis que des étudiants dégustent des bières dans des brasseries artisanales. Les effluves de viande grillée se mêlent à l’air frais, témoignant d’une résilience indéniable.
La Bosnie-Herzégovine, qui a souffert des conséquences de la guerre, voit aujourd’hui un renouveau. Les visiteurs, attirés par la richesse historique et culturelle de Sarajevo, redécouvrent la ville. Les statistiques récentes montrent une augmentation du nombre de touristes, bien que des chiffres précis sur cette croissance restent à confirmer.
Ce changement de dynamique, bien que positif, rappelle également les cicatrices du passé, laissant un goût de cendres dans la bouche de ceux qui se souviennent des horreurs vécues. Sarajevo, à travers ses monuments et ses musées, continue d’éduquer et de commémorer, tout en célébrant la vie.
Source : Nouvel Obs.